PROPOSITIONS EXTRAITES DE PPA

 Résumé des 9 Propositions:

        Loin de me préoccuper des insanités que l'on m'adresse à propos de cet Essai, je tiens à mettre en ligne les différentes propositions que je formule dans le dernier chapitre. Propositions qui pour l'anecdote, ont inspiré pas mal de responsables politiques, quand les synthèses de l'histoire étaient accessibles sur notre site. Désormais, elles figurent en troisième partie de mon Essai PPA (Nouvelle Édition): ISBN France : 979-10-227-2254-4 (110 pages sur les 522 du livre). Ancienne version : ISBN Suisse : 978-2-9700633-7-7

Rappel : Les livres sont vendus en Français.

Première proposition : " Les banquiers "

( Où comment relancer le pouvoir d'achat )

        C’est au niveau le plus élevé de l’échelon social, à savoir les banquiers. Je parle uniquement de puissance et non de valeur. Puisque selon moi, c’est par eux et à cause d’eux, que le marasme est ce qu’il est. Il leur appartient donc, et à eux seuls, d’aplanir les terrains ondulés. Tout le monde parle, franchement ou à mots couverts, de rétablissement économique. Dans quel bourbier sommes-nous ? Les entreprises sont étouffées et croulent sous les charges. Les particuliers sont quant à eux, acculés dans leurs derniers retranchements. Poursuites judiciaires, menaces en tous genres, les gens de la base sont complètement asphyxiés. Tout ça pourquoi ? Parce que le système en place, magouilles mises à part, a tout fait pour les pousser dans des situations irréversibles.

        Moralité, les consommateurs peu attentifs, se trouvent pris au piège de cette partition bien orchestrée. Si je résume brièvement la situation financière, j’en arrive aux conclusions suivantes : d’une les artisans, commerçants et petits entrepreneurs, ne peuvent plus faire face ; ce qui engendre les délocalisations. D’où à court terme, une ponction supplémentaire dans le tissu économique. De deux, les particuliers sont eux-mêmes placés sans pitié en position de « Criminels », de par leur impossibilité de payer leurs échéances. Qui oserait contester cette analyse ? Ne levez pas tous les mains en même temps » (…)

        Cet argent, qui ne rentre plus ou qui est, de toute manière, voué aux profits et pertes, les banquiers n’y comptent pas dessus... Quand on atteint les limites extrêmes et que l’argent manque, comment pourrait-on faire pour solder un crédit ou s’acquitter des charges ?... Alors il me semble qu’un geste humanitaire, serait le seul à tirer un trait sur ces regrettables situations de non-retour...

        Plutôt que de s’acharner sur les gens, qui deviennent insolvables par la force des choses, ou qui entraînent dans leurs descentes aux enfers des milliers d’individus, pourquoi ne pas faire en sorte « D’effacer », purement et simplement les dettes ?... Perdu pour perdu, l’argent c'est certain, ne rentrera plus dans les caisses des banquiers... Quand on a tout pillé, volé, et saccagé après une saisie, que reste-t-il ?... Les yeux pour pleurer et l’honneur bafoué, pour les victimes du système... Pensez-vous qu’une personne, après un « Racket » organisé par la justice, au nom de cette dernière, soit en mesure de relever la tête et avoir envie de recommencer à zéro ?...

        Car, non seulement elle est ruinée, moralement autant que physiquement, mais son seul « Crime », la poursuit toute sa vie durant !... Casier judiciaire copieusement garni, fichée dans tous les services et à tous les étages de la société, que peut envisager cette personne victime le plus souvent, de son seul manque d’attention ?... Ou le plus souvent « Happée », par les rouages du surendettement programmé... La seule manière de mettre un frein à cette démagogie galopante, c'est relancer d’une manière équitable l’économie... Voilà donc à présent, ce que je suggère dans cette première proposition : Brûler tous les dossiers de dettes et de crédits, concernant les petits qui se trouvent en situation de ne plus pouvoir payer... De même pour les petites et moyennes entreprises... Non seulement au niveau des banquiers, mais également vis-à-vis de l’État et de ses nombreux services éternels « Pompeurs de fric » : impôts, retraites, sécurité sociale etc... En exonérant pendant cinq ans de toutes taxes, un chef d’entreprise par exemple... Il a besoin d’un bol d’oxygène... Non seulement on lui donnerait la possibilité de poursuivre son activité, mais en plus, de prévoir son développement... Si en plus, on efface ses dettes passées, là, on est certain de le voir embaucher du personnel !...

        De même pour le particulier... Il ne peut plus payer ?... Alors on le gracie de toutes les charges et accusations... L’argent encore une fois, est de toutes manières considéré comme perdu... Alors, un geste humanitaire, avec à la clef un honneur retrouvé, quel est le citoyen digne de ce nom qui n’éprouverait pas de reconnaissance ?... Plutôt que s’acharner, procédures judiciaires en tête, à enterrer davantage un être humain, pourquoi ne pas lui accorder les circonstances atténuantes et l’aider à oublier son erreur ?... Certes, une étude préalable des dossiers serait de rigueur… Que ce soit pour l’entrepreneur ou le particulier, chaque cas devrait être étudié et examiné à la loupe... Par un comité d'éthique cela va de soi... ( à suivre sur PPA )

 

Deuxième proposition : " Le Gouvernement "

        Respectant la chronologie de mon premier chapitre, j’en arrive à ma deuxième proposition. Celle qui intéresse l'ensemble des gouvernements. Gérer un pays, à mon avis, c’est avant tout gérer une grande famille comme j’ai eu l’occasion d’en parler. À l’instar d’un couple, si tout le monde veut commander, sûr que c’est la merde assurée. Sans parler des discordes et des conséquences. Pour un pays c’est du pareil au même. A-t-on vraiment besoin de tant d’éminents pseudos « Spécialistes » ? C’est la question que je me pose. Alors, schématiquement bien sûr, voilà comment je conçois les futurs États. Pour mon Pays avant tout, même si je l’ai quitté depuis 1990 » (…)

        « Dans chacune de mes propositions, je garderai à l’esprit la notion « d’Association ». Un Président et plusieurs Vice-présidents Nationaux et Locaux. L’État tout d’abord. On pourrait appeler cette Association : « France Avenir » ! Un Président, élu par l’ensemble des Vice-Présidents de tous les départements, (soit environ une centaine avec les DOM-TOM). Fini les mascarades électorales, les campagnes d’affichages, sans oublier bien entendu, les sacro-saintes « Promesses », jamais tenues, la course aux cinq cents signatures, et surtout, là, ce serait un immense cadeau offert aux électeurs, FINI les sentencieux « Débats télévisés », manipulés, orientés et dénaturés par les pseudos-journalistes !...

        On éviterait par ce coup de génie, de voir les journalistes véreux, favoriser la gauche, en ridiculisant la droite. Les électeurs pourraient enfin, se forger LEUR opinion, sans en changer au gré des calomnies, déblatérées sur les candidats peu désirés. Plus de comédies bouffonnes, plus de QG de campagnes, plus de soirées mondaines du style Jet-Set, donc à mon avis… plus de « Milliards gaspillés », pour rincer la gueule à ceux qui se font passer pour les indispensables « Têtes Pensantes » ! Bref, une monstre économie sur le budget de la Nation !

        Le bureau du Président, étant légitimement situé dans la capitale, à l’Élysée. Pour le seconder, il choisirait  quatre Vice-Présidents Nationaux (au lieu du seul Premier Ministre), près de lui : l’un chargé des affaires politiques et de l’intérieur (justice, Armées et Police), le second de la santé et du travail (Hôpitaux, Secours, Emplois), le troisième du cadre de vie (culture, sport, habitat etc.), et le quatrième de tout ce qui concerne les finances et les retraites (Associations départementales incluses).

        Ces Vice-Présidents, seraient à mes yeux, l’équivalent des Ministres actuels. Mais au nombre de quatre, au lieu de quarante ! Économies majeures ! Chacun de ces grands responsables, étant entouré d’un secrétariat, composé de gens opérationnels, et non plus d’une armée de planqués. Nouvelles économies. Là, où ça pourrait devenir crédible, c’est que pour compléter cette équipe réduite à Paris, un Vice-Président dans chaque département serait élu par le peuple local. Mais il ne faudrait pas oublier les centaines de compatriotes, répartis dans tous les pays. Je prends l’exemple de la Suisse, adorable pays que j’aime du fond du cœur. Avec les mêmes critères que sur l’hexagone. Lui aussi, entouré d’un même nombre réduit de collaborateur, ayant des fonctions identiques à leurs homologues parisiens. Afin de ne pas avoir d’interférence dans la gestion des affaires.

        Une fois les équipes constituées, le Président, les quatre Vice-Présidents Nationaux, et les Vice-Présidents locaux, UNE SEULE PRÉSENTATION TÉLÉVISÉE, sur toutes les chaînes publiques ; afin que le peuple puisse voir l’ensemble des responsables, Nationaux et Locaux. Une sorte de photo de famille, que les téléspectateurs ne verraient qu’une seule fois. Inutile de leur gonfler le ciboulot chaque fois qu’une vice-présidente changerait de tailleur !

        Il conviendrait cela va de soi, de désigner un porte-parole national, qui lui, viendrait régulièrement face aux médias, pour apporter les nouvelles orientations. Pour le Président National, le Chef de l’État, (Nicolas SARKOZY qui est en place depuis Juin 2007, ferait parfaitement l’affaire selon moi ? Ben oui, je l’avoue, j’adore Monsieur Sarkozy, en qui j’ai retrouvé l’idéal Gaulliste, que j’avais perdu en 1981 ; quand j’ai senti que mon pays entrait dans sa phase de démolition programmée… De plus, avec son épouse, ils forment le couple le plus représentatif de cette France des valeurs, que j’ai au fond du cœur : l’amour, la complicité, la complémentarité, le naturel, la franchise et la détermination). Avec un chef comme lui, je reprendrais volontiers du service à ses côtés… Je me propose même déjà comme médiateur, entre les écrivains bafoués et le ministère de la Culture. Car hélas, les petites maisons d’édition (j’en ai deux à qui j’ai confié cinq bouquins, il s’est vendu quelques dizaines en tout et à ce jour, je n’ai perçu qu’une centaine d’Euros de royalties… Facile de gruger les auteurs, puisque nous n’avons aucun moyen de contrôles des achats en temps réel, sur le site de l’éditeur.

        L’avantage de cette « Décentralisation » du pouvoir, serait d’avoir un homme, ou une femme bien entendu, issu(e) du terroir, dans une région qu’il connaît bien. Ce pourrait être, pourquoi pas, un ancien Conseiller Général, déjà élu et apprécié par ses concitoyens ? Qui en plus, aurait déjà une forte expérience, en matière de gestion du département ! Mais ce serait les seuls habitants du département, qui choisiraient LEUR Vice-Président. L’enfant du pays, en qui tout le monde à confiance. L’intérêt majeur étant de savoir de quoi on parle, quand on aborde un sujet. Non plus le regarder « De haut », avec le mépris que l’on connaît. Chaque Vice-Président, serait entouré d’une équipe de vrais professionnels, capables d’analyser un problème et d’en proposer la solution. Vous allez me dire « Que vont devenir l’assemblée nationale, le sénat et les autres grandes maisons » ?

         Mais je vous rassure illico ! Rien ne change à ce niveau dans mon plan. Sur les quatre collaborateurs dans chaque département, le Vice-Président en désignera deux, qui auront les fonctions équivalentes à celles des Députés et Sénateurs actuels, en charge des dossiers administratifs et des projets nationaux, sollicités auprès de la population. On économise ainsi le coût des campagnes électorales des législatives et des sénatoriales. Nouvelles économies ! Entre nous, l’Assemblée et le Sénat, sont-ils à ce point indispensables ? Ces Députés et ces Sénateurs, siègeraient à Paris, selon les rituels actuels bien connus. Pour eux aussi, issus de LEUR département, ils pourraient beaucoup mieux le défendre. Allez donc demander à un planqué parisien, de plancher sur un problème d’adduction d’eau sur le plateau du Larzac. Ou encore, auprès d’un autre Député actuel, d’envisager la construction d’un édifice culturel dans les Vosges ?

        Vous comprenez mieux je pense, qu’avec une équipe dirigeante du pays, élue par les gens du terroir, en concertation directe, le problème serait vite résolu ! On vire du chariot des inutiles, les préfets et les sous-préfets, qui seraient avantageusement remplacés par les deux autres collaborateurs du Vice-Président, en charge respectivement de la politique et de l’intérieur. Plus de « Parachutés », de « Planqués », place aux hommes et femmes de terrain. Je sais, j’en connais une tapée qui va voir rouge en lisant ça !

        J’en connais davantage par contre, qui risque d’adhérer à cette proposition. Les Corses entre autres… Ils auraient enfin l’opportunité de gérer la région Corse, avec un Vice-Président du pays. Plus besoin de pleurer dans les jupes des dirigeants parisiens, pour construire (et non plus démolir), un gymnase, une piscine… En osmose directe avec les habitants ! On fait le pari ? Du jour au lendemain, comme je l’expliquerai plus loin, le peuple donne son avis sur tous les projets. Le ou les plus urgents sont adoptés et le tour est joué !

        Au lieu d’attendre des mois, voire des années le feu vert, là, en quelques heures de réunion l’accord est signé et dès le lendemain les appels d’offres (auprès des entreprises locales) peuvent être lancés. Soyons objectifs, comme dirait le photographe ! D’accord, cette proposition est utopique. En recherchant bien, on pourrait quand même y puiser quelques idées, qui pourraient finalement aboutir sur une gestion plus rationnelle et équitable du pays.

        J’ignore les chiffres je le précise encore. Mais je fais confiance aux fouineurs à la solde des candidats, pour venir me piquer encore quelques idées ! Mais cette fois je préviens, je ne me laisserai pas faire ! Les manuscrits originaux, sur lesquels figurent toutes mes propositions, pouvant être analysés pour authentifier mes dires. Pour mémoire, à l’adresse des plagieurs professionnels, ce roman m’est venu à l’esprit fin 1994. Au fil des jours, et des années, je n’ai fait que le peaufiner, l’adapter et l’améliorer. La preuve, nous sommes le 20 Juillet 2007 et je l’améliore encore. Néanmoins, les disquettes originales attestent de l’antériorité de mes écrits… À bon entendeur…

        Bref, poursuivons sur ma proposition. À combien de personnels un « Ministre » actuel a-t-il à faire dans son domaine ? Entre les ministres délégués, les chefs de cabinet, les sous-chefs, cela doit bien tourner autour d’une cinquantaine de personnes non ? Soit en calculant vite et mal, rien que pour l’équipe dirigeant l’État à Paris, tous ministères confondus, on doit approcher les trois mille personnes.

        Si vous avez des chiffres plus précis, n’hésitez pas à me les communiquer, je suis preneur ! Combien pour l’assemblée ? À peu près autant je crois. Pour le Sénat. Pour les préfectures. On comprend mieux pourquoi, il y a une telle merde ! Avec l’informatique, la communication est un jeu d’enfant. Il n’y a qu’une personne à la fois il me semble, qui puisse tapoter sur le clavier d’un ordinateur ? La secrétaire du Vice-Président, chargé de la santé et du travail par exemple, transmet en temps réel à toutes ses autres collègues, des mêmes services départementaux, l’information qu’elle doit leur communiquer. Grâce à l’informatique cela est possible je le sais.

        Où est le risque d’erreur d’interprétation dans ce cas ? Nettement inférieur, par rapport à ce qui se pratique depuis la nuit des temps. Car, dans ces dédales de couloirs, de salles d’attente, de services du courrier, on perd en plus de la patience, tout espoir d’aboutir. Des ordres et des contrordres en permanence. Dans ce labyrinthe faussement actif, le quidam en perd son latin. Ce méli-mélo de notes de services, annulant la précédente, mais ne venant pas du même service, les erreurs sont immenses. Sans parler de la conscience professionnelle ! Pointez-vous à seize heures trente, dans un bureau de fonctionnaires ! Si vous avez la chance d’en trouver un ou une qui bosse encore ! Dans ce cas, vous avez droit à une amicale, mais déterminée, fin de non recevoir. C’est aberrant de trouver un guichet ouvert et dix autres fermés la journée. Alors que ces chers fonctionnaires sont derrière en train de papoter. Qu’ils aient au moins la délicatesse, à défaut d'éducation, de se planquer ! Ceux-là, sont-ils réellement productifs ? Sans parler des économies !

        Est-ce qu’on ne pourrait pas avoir par exemple, le montant exact des frais et des dépenses mensuelles engagées, pour financer cet empire ? Par le biais d’une Association, la clarté des chiffres s’imposerait d’elle-même. Rien qu’en supprimant tous les Ministres et leurs cohortes de larbins, je suis presque certain qu’on économiserait au moins plus de dix millions de francs, (d’Euros pardon), par mois, rien qu’en salaires. Cet argent serait alors injecté dans l’économie, qui se ferait un plaisir d’accorder une place à tous les personnels devenus inutiles. Ils le sont déjà, mais on s’arrange pour laisser croire qu’ils sont utiles !

        D’autant plus que depuis 1981, l’étymologie modifiée de la plupart des professions, amplifie de manière démesurée, la dégénérescence des valeurs. C’est tout simplement scandaleux. On ne dit plus balayeur, mais « Technicien de surface » ! C’est pas chouette d’entendre, dans la gueule des plus fanatiques, parler sans rougir de « Professeur des écoles », en lieu et place d’instituteurs ? Je crois qu’on aura l’occasion d’en reparler plus loin. Donc, si vous êtes passionnés, surtout restez avec moi jusqu’au bout ! Où en suis-je ? Ah oui… Les frais engrangés par les inutiles et les planqués.

        Il faudrait supprimer d’une manière drastique, systématiquement tous les frais « Accessoires ». Comme les grandes bouffes par exemple, ou les voyages à l’étranger ; sans oublier les déplacements en limousine avec chauffeur ! Avoir quelques avantages, c’est normal autant qu’humain. Que cela devienne une ponction monumentale sur les budgets, pas d’accord. Combien de fric resterait disponible, pour améliorer le quotidien de notre peuple bien aimé ? Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même.

        Avant d’aller faire les « Yeux doux », aux pays en voie de développement, de filer du poignon à d’autres États pour « Faire bien », de rayer les ardoises d’autres gouvernements... Ne ferait-on pas mieux de tout mettre en œuvre, pour renforcer la vie et le mieux être des Français ? C’est peut-être dur, je sais, mais nullement représentatif d’un racisme exacerbé. Les milliards dilapidés, à droite et à gauche, seraient plus utiles s’ils avaient pour vocation première, le mieux être du pays. Bien entendu, le système que je viens d’évoquer, exclu toutes idées de magouilles !

        Avec une équipe restreinte, les dépenses seraient plus contrôlables. Les « Frais » aussi ! Les grands dossiers, les constructions, les aménagements, tout serait décidé par le peuple. Pas question de voter tous les dimanches ! Faut pas déconner. Ce serait tellement plus simple, de prévoir un cahier des charges semestriel. Dans tous les départements, les habitants auraient ainsi l’agréable impression de servir à quelque chose. En exposant une idée, un souhait, même anodin au demeurant, le débat serait permanent.

        Les gens boudent et protestent, pour aller aux urnes actuellement ? C’est normal, puisqu’ils ne se sentent plus concernés en rien. Par contre, en sachant que ce serait eux, et eux seuls, qui décideraient de l’implantation de telle usine… De la construction d’une école... D’un tracé d'une ligne de chemin de fer... Ils se rendraient aux urnes deux ou trois fois par an, avec un plaisir et une implication totale.

 

Troisième proposition : " Les Personnes Âgées "

( Respect toute l'année et non une seule journée de "Parade " )

        Laissons à nos vaillantes têtes blanches, le soin d’assumer ce que la vie trépidante nous empêche de faire aujourd’hui ; je veux dire, assurer l’éducation des plus jeunes ! Nul ne peut nier en effet, une évidence aussi flagrante et aveuglante. Là encore, l’hypocrisie amplifie le phénomène. Tout est mis en œuvre, soi-disant, pour valoriser le potentiel que nos chères petites têtes blanches, sont en mesure de transmettre. Qu’en est-il au demeurant ? D’un côté les retraités qui égoïstement son délaissés, de l’autre la jeunesse, qui perd chaque jour un peu plus ses repères. L’éducation, qu’elle soit scolaire ou parentale, est quasiment nulle. À l’école ce sont les bourrages de crâne et les grèves, à la maison les disputes et les tensions. C’est précisément à cause de ces dérives, que nos enfants deviennent racistes, comme je le déplorais dans le premier chapitre. À cause des dérives oui, mais bien davantage, par manque de cohérence à tous niveaux.

        Ils n’ont plus personne en dehors de leurs fréquentations, à qui parler ou se confier. Tels des bourgeons sauvages, ils grandissent seuls, le plus souvent dans les rues. Pourtant, il existe des moyens. Encore faut-il s’y attarder, et non fermer les yeux faute de pouvoir faire mieux. Tout le monde aurait à y gagner, nos petites têtes blondes en premier. Je l’ai écrit dans un poème, intitulé « Laissons parler nos vieux » ! J’ai composé cette élégie en mille neuf cent quatre-vingt–douze. Plutôt qu’un long discours, jevous laisse découvrir à présent ce texte :

"" LAISSONS PARLER NOS VIEUX ""

Les larmes au fond des yeux ils sont abandonnés

Isolés dans ce monde aigris et sans lumière

Dépourvus d'horizon se sentant rejetés

Nostalgiques et blessés pleurant sur nos chimères...

Laissons parler nos Vieux ils ont tant de richesses

A nous communiquer en nous donnant leur cœur ;

Laissons parler nos Vieux délaissons nos faiblesses

Laissons les nous conter la vertu des valeurs...

Après avoir vécu en toute humilité

En donnant leur santé travaillant sans relâche

Soucieux de l'avenir et sans jamais compter

Ils nous ont élevés s'épuisant à la tâche...

Les guerres et la misère vécues au quotidien

Subissant humiliés la honte et la souffrance

C'est le lot d'un passé c'est le prix du destin

Qui brisaient sans pudeur leurs vaines espérances...

Laissons parler nos Vieux qui beaucoup mieux que nous

Parleront des erreurs qu'ils ont ainsi commises ;

Laissons parler nos Vieux sans crainte ni courroux

Laissons les nous guider vers la terre promise...

Pourquoi les repousser avec un tel mépris ?

Pourquoi les négliger et crucifier leurs âmes ?

Pourquoi les isoler pensant que c'est fini ?

Pourquoi répondez–moi éteignons–nous leur flamme.

Ils payent aujourd'hui le prix de nos délires

Fantasmes ou folies et tant d'autres prémices !

Les ayant enfermés avec leurs souvenirs

Nous les privons d'amour imposant nos caprices...

Laissons parler nos Vieux qui le cœur sur la main

Voudraient modestement parler de leur culture !

Laissons parler nos Vieux d'hier et de demain

Laissons les nous combler de millions d'aventures...

Nous n'avons plus le temps d'éduquer nos enfants

Qui du soir au matin s'étiolent en silence ;

Si nous laissions nos vieux leur parler doucement

Très vite ils apprendraient avec intelligence...

Nos petits vieux chéris se délectant de joie

En transmettant ravis à tous nos chérubins

Les secrets de la vie en leur traçant la voie

Que nous avons quittée en jouant aux pantins...

Laissons parler nos Vieux prenons les dans nos bras

En leur disant merci simplement sans manière ;

Laissons parler nos Vieux admirons leur éclat

À genoux devant eux accordons nos prières...

© Richard Natter

        « Les vieux », comme on dit d’une manière péjorative à l’heure actuelle, possèdent des richesses extraordinaires dans leurs cœurs. Plutôt que les considérer comme des quantités négligeables, pourquoi ne pas leur confier les enfants ? Ils ont énormément d’expérience, la sagesse, la patience, et par-dessus tout, de l’amour à revendre ! Valoriser les anciens, ce serait aussi, leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

        Les heures de gloire des commémorations, auraient sans doute un impact plus solennel, si le reste du temps, ils étaient respectés et non bafoués. C’est bien joli de les gonfler de prestige et de gloire le temps d’une cérémonie ! Après, tout le reste de l’année, que se passe-t-il ? Le mépris le plus complet, l’indifférence, le silence lugubre de l’abandon. Isolés dans leur solitude, ils finissent leurs jours comme des pestiférés. Devenus gênants ou presque, les « Héritiers » n’attendent qu’une chose, qu’ils disparaissent pour se partager l’héritage. Pour les faire crever plus vite, ils les « Parquent » dans des homes, où abandonnés, ils refusent la vie.

        Sans éclat, dans le secret de leur agonie, ils nous quittent. Pourquoi rien n’est mis en place, pour palier à de telles dévalorisations ? En échange des services qu’ils seraient capables de rendre, et c’est le but de ma proposition, il serait judicieux de les dispenser de tous les impôts dont ils sont surchargés. En contrepartie du temps consacré à leurs enfants, les Parents leur offriraient de la nourriture ou des friandises dont ils raffolent !

        Assez de bla-bla et de pommade dans le dos. Le fric qui est gaspillé lors de ces cérémonies hypocrites, devrait être reversé équitablement aux petits vieux. J’inclus bien sûr dans les cérémonies, toutes celles dont j’ai déjà parlées !... Pourquoi une fois encore, est-ce qu’il faut que ce soit le peuple, qui mette la main au porte-monnaie pour amoindrir partiellement les lacunes gouvernementales ?... Sans compter qu’au niveau intellectuel, les enfants risqueraient bien d’y trouver leur compte aussi.

        Quand on voit le « Niveau » de certains, exclus ou marginaux, par la faute de la société toute entière et non des seuls Parents, il y a de quoi s’affoler ! Échecs aux examens de plus en plus graves et fréquents... Analphabétisme... Illettrisme... Quels sont les paramètres ou les raisons, qui génèrent de telles aberrations ? Tension, course contre la montre, vie trépidante, pour les paramètres ; argent, appâts du gain, apparences, égoïsme, pour les raisons ! La quadrature du cercle est bouclée. Retour à la case départ une fois encore. Plutôt que tout mettre à plat et repartir à zéro, on s’acharne à colmater les brèches du navire qui hélas, prend l’eau de toutes parts. « L’équipage », alias les gouvernements en général, s’en fiche royalement.

        Ils ont le cul au sec dans leurs canots de sauvetage, et ne risquent pas d’être engloutis avec l’épave qu’ils sont en train de saborder. C’est dur je sais, mais en écrivant cela, j’ai l’image du naufrage du Titanic qui vient m’envahir l’esprit. Par centaines, les passagers se jetaient à l’eau pour tenter de survivre. Nos petits vieux ne se jettent pas à l’eau, mais dans le jus de l’indifférence générale. En échange de ces services rendus, ils pourraient bénéficier d’allègements fiscaux et de tous les autres avantages dont ils sont privés en ce moment. Tout travail mérite salaire, il serait donc de bon aloi de les dédommager de la sorte. Non avec des salaires, dont la moitié retournerait au fisc ! D’un côté on isole la jeunesse en la traitant d’incapable et de l’autre, on rejette les vieux comme des renégats.

         On déplore un niveau culturel déplorable ? À qui la faute ? Aux créateurs qui par milliers restent dans l’ombre, faute d’être entendus ? À tous ces artistes de génie inconnus, parce qu’ils ne bénéficient pas hélas, de « Piston » suffisant, pour exposer leurs œuvres ? Je ne pouvais pas écrire ces pages sur l’Avenir, sans me pencher sur ces lacunes. À cause de la « Mainmise » sur l’art en général, que s’est octroyée une poignée de requins.

         Faute d’appuis ou de relations influentes, il est impossible d’accéder au grand public. En fait, si je résume, artificiellement certes, la culture en général, je dirais qu’elle se limite à quelques « Ténors », bien protégés et encadrés. Les comédiens deviennent chanteurs... Les chanteurs deviennent écrivains... Ne cherchez pas le talent à aucun niveau ! Il n’existe pas. Plus exactement, il a purement et simplement disparu. Les « Grands écrivains » font marner leurs esclaves, alias les « nègres », ceux qui écrivent à leur place... Une autre partie d’entre eux (et elles bien sûr), plagient impunément les œuvres des grands auteurs des siècles précédents... En modifiant la structure de base d’un roman, le nom de l’auteur et les lieux, on repart vers de nouvelles aventures ! Les créations artistiques en général, ne sont plus que les photocopies, des « Succès » anglais ou américains (il est plus facile de traduire que de construire)... Bref, dans ce dédale d’inepties en tous genres, le but essentiel est de faire du fric.

        De temps en temps, pour calmer le jeu et rien de plus, généreusement on « Offre » la possibilité à de « Jeunes talents » de se produire dans une émission. Ce qui n’est pas précisé, c’est que pour participer effectivement à une de ces émissions « Écran de fumée », il faut être pistonné ! Vous envoyez un texte, il n’est jamais retenu. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que vous n’êtes pas « Recommandé » par le copain, de l’ami du cousin de telle ou telle personnalité ! Les médias, sont largement utilisés pour ces manœuvres hypocrites de charme. Il faut bien qu’ils servent à quelque chose ! Je crie stop !

        Les petits vieux, une fois encore, de par leur sagesse et leur savoir, seraient en mesure d’éradiquer ces épiphénomènes de dégénérescence. Certes, ils n’incarnent pas les solutions miracles. Leur vécu ne peut, ni de doit, servir de référence intrinsèque. Chaque époque renferme ses richesses, mais tout autant ses lacunes. Il n’y a pas à mon avis, toutes générations confondues, de période de référence. Il convient de l’admettre, pour en tirer les leçons. Par contre, valoriser l’être humain, cela n’a jamais été l’apanage d’aucun responsable politique.

       Que viennent donc faire les petits vieux au milieu des artistes ? J’y arrive, ne soyez pas pressés !... Ne seraient-ils pas, avec leur expérience, des juges intransigeants ? Que ce soit pour un concours littéraire ou scolaire, une surveillance d’examen, à mon avis, ils feraient des jurys merveilleux. On serait sûr également, que les pots-de-vin n’auraient aucune influence sur leur jugement. Seule, la valeur, la vraie de vrai, serait mise en exergue. Autre exemple, tout aussi valorisant pour les têtes blanches. Ne pourraient-ils pas, dans la mesure de leur possibilité physique, venir apporter leurs conseils et leur savoir faire à tous les jeunes qui entrent de plein pied dans la vie active ?

        En échange de ces services rendus, ilspourraient bénéficier d’allègements fiscaux et de tous les autres avantages dont ils sont privés en ce moment. Tout travail mérite salaire, il serait donc de bon aloi de les dédommager de la sorte. Non avec des salaires, dont la moitié retournerait au fisc ! D’un côté on isole la jeunesse en la traitant d’incapable et de l’autre, on rejette les vieux comme des renégats.

        Il suffirait que l’on rapproche les deux extrêmes, pour que la société d’un coup, recouvre un certain éclat. En résumé, en essayant de valoriser les aînés en leur disant merci pour l’aide qu’ils peuvent apporter, ils en seraient émus aux larmes. Le courage, l’envie de bien faire et le respect des autres, qui, en dehors des petits vieux, est en mesure de montrer l’exemple ? Puisque seuls, les imbéciles ne changent pas d’avis, alors que celles et ceux qui nous dirigent, fassent le premier pas. La mode actuelle, par « Clips » interposés, n’est-elle pas de tout mettre en œuvre pour réintégrer les quinquagénaires dans le circuit commercial ? Est-ce par respect pour les valeurs qu’ils incarnent ? Là, il ne faut pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes ! C’est dans le seul but de combler les failles, d’un système en voie de perdition. Alors allons jusqu’au bout, en offrant aux têtes blanches, l’opportunité de venir renforcer le dispositif » (...)

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