Les extraits de tous les livres sont à lire sur le site. En aucun cas, une autorisation de diffusion ou de copie (même partiellement), ne sera accordée à qui que ce soit © Richard Natter.

* Ô FRANCE MON AMIE *

Des milliers de chômeurs recherchent du boulot

Des hommes meurent de faim et les autres en ont trop.

Ces deux extrémités font la France aujourd'hui ;

Pas de juste milieu c'est sa démocratie

Qui massacre la vie et détruit l'unité.

Sur ce bateau géant dépourvu de pitié

Solitude et oubli amères privations

Sont le lot quotidien d'une injuste rançon

Pour l'ouvrier moyen qui ne fait qu'espérer

Qu'enfin vienne le jour d'une pure équité.

Qu'il soit jeune ou âgé l'honneur doit à son tour

Malgré lui et contraint se jeter dans le cours

De ce fleuve grondant aux méandres forcés

Choisis et façonnés afin de l'abriter

De la colère des porcs qui effraient tes enfants.

Si le plus fort tient bon en dépit du courant

Le plus petit hélas ne pouvant plus nager

S'échoue sur le rivage où tu viens l'achever ;

En l'écoutant gémir pleurant de désespoir

Pourrais-tu seulement lui pardonner sa gloire ?

C'est ainsi qu'ils s'en vont par milliers chaque année ;

Des millions d'orphelins te supplient d'écouter

Ce poignant cri du cœur qu'ils chantent à l'unisson ;

En espérant vraiment que leur saine chanson

Te plantera au cœur de nobles sentiments ;

Je crois vraiment en toi car je sais que longtemps

Avant de t'enfoncer dans ce mutisme idiot

Tu nous as soutenus et portés vraiment haut ;

Alors pourquoi tout çà et pourquoi tous ces morts

Quand il serait si bon de vivre sans remords.

Dans les mains de ces chiens qui se moquent de toi

Te voilà devenue au fil de tes contrats

La reine des putains et tes pauvres enfants

Honteux et bafoués te regardent en pleurant.

© Richard NATTER.  (Seyssinet-Pariset 1976)

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* BONJOUR CONSCIENCE *

On subit aujourd'hui sans vouloir l'avouer

Les effets meurtriers de l'égoïsme humain

Mais on se garde bien par peur ou lâcheté

D'accuser sans pudeur ces ignobles crétins.

De quel droit ces gens là parce qu'ils sont présidents

Évêques ou sénateurs disposent de nos vies ?

De quel droit sommes-nous privés de sentiments

Quel est notre destin entre leurs mains salies.

Pourquoi la politique divise pour régner ?

Pourquoi la religion impose ses blasons ?

Pourquoi le capital appauvrit l'ouvrier ?

Pourquoi Dame Nature s'échoue à l'abandon ?

Chaque être est malheureux mais n'ose le clamer

Et des spéculateurs avides d'émotions

Sont là pour profiter de ces instants rêvés

Afin d'endoctriner les derniers cœurs de Lions.

Après les colonies ce fut la débandade !

Les années ont passé le fossé s'est creusé ;

Les conquérants ingrats oubliant la panade

Jouissent aujourd'hui de leur notoriété.

Compagnons de misère unissons nos efforts

Combattons sans pitié jusqu'à perdre la vie

L'injustice imposée par ces ignobles porcs

Qui étouffent nos cœurs dans un vent de folie.

Prouvons leur fermement que nous pouvons sans eux

Défendre les couleurs de notre Mère Nation ;

Qui devient un jouet dans les mains de ces gueux

Détruisant peu à peu l'éclat de son blason.

Refusons de subir plus longtemps ce mépris

Clamons au monde entier notre envie de lutter

Unis main dans la main nettoyons le pays

De tous les prédateurs voulant le dévorer.

Fini la dictature et la résignation

Les pleurs de tous les jours triste aveu d'impuissance ;

Brandissons fièrement l'étendard de l'union

Réagissons enfin pour que vive la France.

© Richard NATTER.  (Grenoble 1987)

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* MON BIEN CHER PRÉSIDENT *

Poème écrit en 1988, juste avant la seconde élection de Mitterrand

...Entre deux élections mon bien cher président

Imbu de votre rang vous bafouez nos vies

Préférant savourer ce qui est évident

Le confort du palais qui vous faisait envie ...

Quoi de plus naturel en vue des élections

Que de savoir mentir pour gagner des suffrages ?

Adulant la Patrie et les compromissions

Hypocrite orateur qui nous mettez en cage ...

Quel avenir serein pour notre beau pays

Qui sera selon vous après cette pagaille

Ce havre de bonheur et ce doux paradis

Loin du feu traversé sur les champs de bataille ...

Il faut confirmez-vous enterrer le passé

Regarder droit devant refusant l'aventure !

En oubliant pourtant de bien nous préciser

Qu'il faudra pour cela serrer notre ceinture ...

Saint homme que voilà dénonçant les combines

En venant dans la rue défendre ses valeurs !

Offrant avec amour les roses sans épine

Et clamer haut et fort qu'il sera le meilleur ...

Bercé par ces propos d'un éclat merveilleux

Le peuple oublie alors grisé par les promesses

Qu'hier au monde entier vous montriez joyeux

Sous l'autre septennat l'éclat de vos faiblesses ...

Mon bien cher président soyez donc assuré

De mon désir ardent de voir votre auréole

Servir plus que briser la France bafouée

Par les saints corrompus qui nous servent d'idoles ...

...Nous voilà aujourd'hui pour sept années encore

Victimes des promesses et des vœux erronés

Condamnés à payer sans que nul ne l'ignore

La sévère addition de la médiocrité ...

© Richard NATTER.  ( Albertville 1988 )

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* MESSIEURS QUI ÊTES GRANDS  *

Messieurs qui êtes grands pourquoi bâtissez-vous

Partout sur nos chemins ces horribles murailles ?

Messieurs qui êtes grands pourquoi mutilez-vous

Ces corps abandonnés que l'angoisse tiraille ?

Cette fuite en avant détruisant les valeurs

Entraîne dans ses flots les ultimes richesses

Qu'hier Dame Patrie préservait dans son cœur

L'offrant à ses enfants avec tant de noblesse.

Mais où êtes-vous donc ancêtres adorés ?

Vieillards presque oubliés éminents philosophes !

Pourquoi au fil du temps les gens ont négligé

De vous combler d'honneur et non plus d'apostrophes ?

Nous voyons s'en aller de vos cœurs délaissés

Cette envie de donner les leçons de courage ;

Pour lequel aujourd'hui nous pouvons regretter

De n'avoir jamais su déguster l'héritage.

L'humanité déchue de ses droits les plus sages

Au profit moins glorieux d'ignobles intérêts

Enfermant les vertus dans le froid de leur cage

En attendant qu'elles soient calcinées dans les têts.

Rien ne sert d'être beau ni même intelligent

Pour vaincre les sommets d'une gloire éphémère ;

Il suffit d'oublier cet honneur indécent

Qui n'est plus aujourd'hui qu'une vaine chimère.

L'argent a remplacé peu à peu la grandeur ;

La corruption aidant à peaufiner le vice !

Pour gagner notre pain fini le dur labeur

Il suffit d'exposer la rondeur de nos cuisses.

Voilà donc l'avenir de notre beau pays !

Entre les mains salies de prédateurs infâmes

Qui souhaitent avant tout passer toutes les nuits

Dans les bras de paumés dépouillés de leurs âmes.

Messieurs qui êtes Grands quand donc offrirez-vous

À ceux qui rêvent encore de la paix sur la terre

L'honneur d'être entendus sans passer pour des fous ?

Messieurs qui êtes grands arrêtez vos manières.

© Richard NATTER. (Albertville 1989)

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* PITIÉ POUR LES ENFANTS *

Vous qui avez un cœur et regardez mourir

Ces gamins innocents que la violence ignore

Vous qui rêvez d'amour ne laissez pas s'enfuir

De vos cœurs déchirés l'espoir qui vous honore.

L'embryon protégé par un écrin de sang

Bien loin d'être à l'abri de toutes les misères

Est déjà exposé aux dangers repoussants

Qui germent sans remords dans le corps de sa mère.

Le voilà parmi nous adorable et serein

Ignorant que la mort en ces instants le guette ;

Il sourit malgré tout innocent chérubin

Comblant de volupté le cœur de la pauvrette.

Pitié pour les Enfants qui n'ont rien demandé

Qu'à venir parmi nous pour grandir dans la joie ;

Pitié pour les Enfants qu'on n'ose plus aimer

Ne sachant plus du tout retrouver notre voie.

Ils sont notre avenir ils sont notre destin

Ces enfants malheureux que la vie écartèle ;

La passion dans le cœur qu'ils offrent comme écrin

Dans l'espoir de trouver l'honneur qui étincelle.

Ne les repoussons plus ne les écrasons pas

Laissons leur exprimer l'amour et la sagesse

Innocents messagers qui demain ici-bas

Gagneront dans la foi l'aura de la Noblesse.

Pitié pour les Enfants de tous les horizons

Qu'ils soient noirs ou Indiens ou avec le teint pâle ;

Pitié pour les Enfants que l'on met en prison

Parce qu'ils fuient les horreurs dont les fous se régalent.

Partout sur la planète inondée par le sang

Ils sont les héritiers d'un bien triste message ;

Témoins terrorisés du caprice des grands

Qui tuent pour le plaisir se moquant du carnage.

Ils ont froid ils ont faim et ils n'ont d'autres droits

Que celui de subir dans le froid de leur cage

Le mépris des goujats qui imposent leur loi

Pour être les plus forts et vivre sans partage.

Pitié pour les Enfants qui traînent dans les rues

N'ayant plus de parents pour calmer leur souffrance ;

Pitié pour les Enfants qu'on ne supporte plus

Quand notre lâcheté entraîne les carences.

PITIÉ POUR LES ENFANTS et qu'enfin les chansons

Qu'ils fredonnent en secret en essuyant leurs larmes

Nous fassent enfin rougir et vibrer de passions

En les couvrant d'amour envoûtés par leur charme.

© Richard NATTER. (Genève23/06/1992)

°o°o°o°o°o°

* PAPA C'EST QUOI LA GUERRE *

Émeute et guerre civile ou bien révolution

Les éclats meurtriersrecouvrent la planète ;

On déplore hypocrites en comptant par millions

Les morts qui de partout ne sont plus que des miettes.

- Papa C'est Quoi La Guerre et pourquoi tous ces pleurs?

- Les hommes ont oublié tout simplement la vie

En traversant trop vite éludant les valeurs

Les siècles sans éclats gonflés d'hypocrisie.

Des guerres de religion et croisés déchaînés

Aux différents royaumes eux aussi utopiques

Jusqu'à nos républiques adulant pour narguer

Le mensonge et la haine et leurs voix hystériques.

Le pouvoir avant tout puis l'envie de régner

En détruisant l'honneur transforment une personne

En robot meurtrier voulant tout maîtriser

Pour écraser le monde empêchant qu'il raisonne.

- Papa C'est Quoi La Guerre et pourquoi tous ces morts ?

- Après avoir dupé les gens et leur confiance

Les robots assoiffés odieux conquistadores

Ont cultivé partout d'ignobles manigances.

Pas assez d'un pays pour se mettre en valeur

Et posséder enfin une immense richesse !

Imposant la violence oubliant les horreurs

Ils gagnent du terrain, dépourvus de tristesse.

Sans la moindre pitié ils pourfendent chez eux

Les pauvres étrangers chassés de leur Patrie

En les traitant narquois d'esclaves et de gueux

Pour se remplir les poches et calmer leurs envies.

- Papa C'est Quoi La guerre et que font tous les gens ?

- Ils regardent impuissants ces ignobles conquêtes

Affaiblir un peu plus les cœurs les plus vaillants

Permettant aux robots de boire et faire la fête.

Les gens sont aujourd'hui perdus dans le brouillard

Et ils ne savent plus en qui avoir confiance !

Car dans tous les pays se partageant les parts

Les robots associés jouissent à outrance.

Heureux de dominer diffusant leur venin

Ils voudront toujours plus utilisant la guerre

Pour gagner chaque jour un peu plus de terrain

Réduisant l'être humain à l'état de poussière.

- Papa c’est con la guerre... et c'est quoi l'avenir ?

- Un rêve inaccessible en ces heures de détresse

Où les robots gavés étouffent les soupirs

De ces corps mutilés par leurs folles ivresses.

© Richard NATTER.   (Genève : 24/06/1992)

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* LAISSONS PARLER NOS VIEUX *

Les larmes au fond des yeux ils sont abandonnés

Isolés dans ce monde aigris etsans lumière

Dépourvus d'horizon se sentant rejetés

Nostalgiques et blessés pleurant sur nos chimères.

Laissons parler nos Vieux ils ont tant de richesses

À nous communiquer en nous donnant leur cœur ;

Laissons parler nos Vieux délaissons nos faiblesses

Laissons les nous conter la vertu des valeurs.

Après avoir vécu en toute humilité

En donnant leur santé travaillant sans relâche

Soucieux de l'avenir et sans jamais compter

Ils nous ont élevés s'épuisant à la tâche.

Les guerres et la misère vécues au quotidien

Subissant humiliés la honte et la souffrance

C'est le lot d'un passé c'est le prix du destin

Qui brisaient sans pudeur leurs vaines espérances.

Laissons parler nos Vieux qui beaucoup mieux que nous

Parleront des erreurs qu'ils ont ainsi commises ;

Laissons parler nos Vieux sans crainte ni courroux

Laissons les nous guider vers la terre promise.

Pourquoi les repousser avec un tel mépris ?

Pourquoi les négliger et crucifier leurs âmes ?

Pourquoi les isoler pensant que c'est fini ?

Pourquoi répondez-moi éteignons-nous leur flamme ?

Ils payent aujourd'hui le prix de nos délires

Fantasmes ou folies et tant d'autres prémices !

Les ayant enfermés avec leurs souvenirs

Nous les privons d'amour imposant nos caprices.

Laissons parler nos Vieux qui le cœur sur la main

Voudraient modestement parler de leur culture !

Laissons parler nos Vieux d'hier et de demain

Laissons les nous combler de millions d'aventures.

Nous n'avons plus le temps d'éduquer nos enfants

Qui du soir au matin s'étiolent en silence ;

Si nous laissions nos vieux leur parler doucement

Très vite ils apprendraient avec intelligence.

Nos petits vieux chéris se délectant de joie

En transmettant ravis à tous nos chérubins

Les secrets de la vie en leur traçant la voie

Que nous avons quittée en jouant aux pantins.

Laissons parler nos Vieux prenons les dans nos bras

En leur disant merci simplement sans manière ;

Laissons parler nos Vieux admirons leur éclat

À genoux devant eux accordons nos prières.

© Richard NATTER.  (Genève : 26/06/1992)

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* PLUS BELLE À QUARANTE ANS *

Voilà presque cinq ans mon coeur de troubadour

En venant près de toi s'installer pour toujours

Noyé dans l'océan de ta beauté si pure

Oublia aussitôt les cruelles blessures.

Dans tes bras mon amour oubliant le déclin

J'ai retrouvé enfin cette Muse évincée ;

Occultant le passé ne pensant qu'à demain

La douceur dans mes vers avec toi s'est forgée.

De ton premier regard à cet anniversaire

Où l'on fête aujourd'hui les plus beaux quarante ans

Que d'amours et de feux éclatants de lumière

Sont venus redonner à mon corps son allant.

Depuis le premier jour sans jamais me lasser

Promenant mon regard sur ton corps de Déesse

Enivré par ton charme enjôleur et feutré

J'ai vécu dans un rêve adulant cette ivresse.

Ce jardin de tendresse où tu m'as accueilli

Univers de douceur merveilleux paradis

Ne serait qu'un terrain rocailleux et sans âme

Sans le soleil ardent émanant de ta flamme.

Jamais je n'ai connu durant tout ces cinq ans

Le ciel gris et lugubre encore moins les orages ;

Chaque jour de ma vie a été un diamant

Brillant de mille éclats qu'avec toi je partage.

Le jour je te contemple et la nuit grâce à Dieu

Allongé près de toi en secret je t'admire ;

Ni les ans sans pitié ni les gens disgracieux

N'ont terni ta beauté ni usé ton sourire.

Plus Belle à Quarante Ans plus belle jour après jour

Le temps n'aura jamais sur toi la moindre emprise ;

Plus Belle à Quarante Ans plus belle en ton amour

Avec toi chaque instant est un cadeau surprise.

© Richard NATTER Genève le : 04/06/1994

À ma tendre Bibiche adorée avec tous mes voeux de bonheur pour ton

QUARANTIÈME ANNIVERSAIRE.

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* DANS LE NID DE TES BRAS *

L'année quatre vingt dix m'offrit avec éclat

Le bonheur infini de l'amour qui scintille

Apportant sans tricher cette force indicible

À mon cœur qui depuis ne bat plus que pour toi.

Dans le nid de tes bras je me suis réfugié

Pour y trouver la paix découvrant l'harmonie ;

Dans le nid de tes bras je suis venu chercher

Tel un enfant perdu les plaisirs de la vie.

Dans le nid de tes bras tu m'as appris l'amour

Fredonnant en douceur de tendres ritournelles ;

Dans le nid de tes bras mon cœur de troubadour

S'est assagi soudain en vibrant pour sa belle.

Dans le nid de tes bras j'ai oublié la peur

Retrouvant peu à peu la force et la confiance ;

Dans le nid de tes bras en fuyant les horreurs

J'efface de mon corps le goût de la violence.

Dans le nid de tes bras berceau de ta candeur

Je me laisse enivrer par tes si doux murmures ;

Dans le nid de tes bras ingénus protecteurs

Je dépose à tes pieds humblement mon armure.

Dans le nid de tes bras mes yeux émerveillés

Sont sans cesse éblouis par l'éclat de ton charme ;

Dans le nid de tes bras vénérant ta beauté

Je rends grâce à la vie éludant les sarcasmes.

Dans le nid de tes bras l'horizon nébuleux

Devient un paradis aux mille et un mirages :

Dans le nid de tes bras poète et amoureux

Je découvre ébahi le futur sans nuages.

Dans le nid de tes bras univers de repos

Je peux fermer les yeux et m'endormir tranquille ;

Dans le nid de tes bras tout est pur tout est beau

L'écrin de ton amour protège notre idylle.

Dans le nid de tes bras mon bel Ange aux yeux verts

Je bénis Le Seigneur en clamant ses louanges ;

Dans le nid de tes bras loin des feux de l'enfer

L'harmonie et la paix m'apportent enfin le change.

© Richard NATTER  (Genève 12 Juillet 1998)

À ma divine épouse, grâce à qui depuis 1990, chaque jour est une fête. C’est ce jour là, pour mes 49 ans, que j’ai souhaité publier un second recueil, avec 49 autres « Bébés » !

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* SEIZE ANNÉES DE BONHEUR *

À quarante et un an ne croyant plus en rien

Descendant de ces monts où plus rien ne culmine ;

Hanté par les regrets errant comme un vaurien

Je glissais lentement vers le fond de l’abîme.

L’agonie et la peur m’enfermaient peu à peu

Dans le néant obscur d’une vie dépouillée ;

Partout autour de moi tout devenait visqueux

Glissant entre mes mains tout aussi résignées.

Dieu alors m’a sauvé me sortant du déclin

En offrant à mon cœur des millions d’étincelles ;

Ma Princesse était là éclairant mon chemin

Redonnant à ma vie une aura éternelle.

Était-ce une illusion un rêve ou un cadeau ?

J’ai eu beaucoup de mal à surmonter mes craintes ;

Noyé dans mon passé prisonnier du ghetto

J’avançais lentement vers ses bras sans contrainte.

Après quelques longs mois de doute et de questions

Je me laissais bercer par ces tendres murmures ;

Dans les regards perçant que lançait Cupidon

Découvrant le bonheur je quittais mon armure.

Patience et dévotion tendresse et volupté

M’entourant de douceur me comblant de prémices

L’Amour de ma Bibiche a permis d’évincer

Les funestes pensées autant que les supplice.

Depuis à tes côtés la vie n’est plus un leurre

Et la nuit amplifie à souhait mon désir ;

La page étant tournée tous les jours à chaque heure

Avec toi mon Amour je languis l’avenir.

Seize années de bonheur enroulé dans tes bras

Seize années de douceur et de frissons complices

Seize années de bonheur en dépit des tracas

Seize années près de toi, seize ans de vrai délice.

© Richard Natter  La Chaux-de-Fonds le 1er Septembre 2006

À ma Bibiche adorée, à l’occasion de nos 16 ans de mariage.

°o°o°o°o°o°

EXTRAIT : 10 poèmes sur les 49 du recueil 2

© Copyright Richard Natter

Accueil Recueil 2

ISBN 978-2-9700633-6-0

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