Les extraits de tous les livres sont à lire sur le site. En aucun cas, une autorisation de diffusion ou de copie (même partiellement), ne sera accordée à qui que ce soit © Richard Natter. Rappel : Les livres sont vendus en Français !

* FIRMAMENT DE L'AMOUR *

Chercher pendant des ans l'équilibre parfait

Idylle d'un amour qu'en vain l'on imagine

Ardents de mille feux nostalgiques ou distraits

Nous pleurons trop longtemps sur un passé en ruine ...

Je n'ai pas échappé durant ces quarante ans

Aux règles d'une vie implacable et cruelle

Qui souvent sans pitié dissipait mon allant

M'entraînant vers le froid de sinistres ruelles ;

Tel un voilier sans mat traversant l'océan

J'essuyais impuissant les plus sombres orages

Sans vouloir me guider vers le soleil couchant

M'accrochant épuisé aux barreaux de ma cage ;

De récifs en écueils la coque du bateau

Fragile protection déchirait son écorce

Percé de toutes parts le navire prenait l'eau

Et à demi coulé perdait toutes ses forces ;

Malheureux naufragé vidé de tout mon sang

J'agonisais vaincu dépouillé de mon âme

Que je confiais à Dieu dans un ultime élan

Avant de m'endormir et oublier ce drame ...

Soudain tel un mirage un Ange est apparu

Eclat presque aveuglant au fond de mon abîme

Divine dulcinée que je n'espérais plus

Vers qui j'adresse ému mes prières intimes ;

Le sanglot dans la voix les larmes au fond des yeux

Je t'avoue sans pudeur mes chagrins et mes peines

Sans condamner pourtant en dépit des aveux

Les coupables absents dominés par la haine ;

Avec toi peu à peu mon passé disparaît

Dans tes bras doucement l'avenir se dessine

J'oublie jour après jour l'enfer qui me hantait

Je découvre l'amour qui enfin me fascine ;

Jamais si doux regard ne s'est ainsi tourné

Sur l'homme que j'étais avant de te connaître

Jamais si beau sourire enclin de volupté

N'aura su me donner cette envie de renaître ;

Je me laisse bercer par les tendres murmures

Qui en flots scintillants me font tant frissonner

Je découvre ébahi en quittant mon armure

La beauté de ton corps et son charme feutré ;

Sans honte ni remords avec toi mon amour

Oubliant le passé gardien de mes bêtises

A genoux je veux bien m'engager pour toujours

Et découvrir enfin notre terre promise ;

Sagement tu me guides évitant les erreurs

En attendant le jour ou enfin pour la vie

Dans un écrin d'amour enfermant nos deux cœurs

Nous vibrerons d'espoir en clamant notre envie ;

Avec Dieu pour témoin nous connaîtrons bientôt

Par le saint sacrement les frissons du mariage

Heureux main dans la main négligeant les ragots

Nous partirons demain pour le plus beau voyage ...

... Mon bel Ange aux yeux verts m'entraîne au Firmament

De l'amour enivrant où mon cœur s'y repose

Oubliant les malheurs occultant les tourments

Désireux de choyer la plus belle des roses ...

© Richard Natter (Genève 1990)

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* LES MASQUES DE LA VIE *

...Amour que deviens-tu derrière la comédie ?

Pourquoi dissimuler le charme du concret ?

Échappant aux regards quand tu n'as plus envie

De ne montrer de toi que le masque imparfait ...

Antique religion dans le cœur des soumis

Monnaie de courtoisie pour les dieux de l'inceste

Tu n'es plus qu'un jouet dans ces corps appauvris

D'où tu es rejeté de peur que tu n'empestes ...

Pour le masque d'un rang tu sers de trait d'union

Caution des intérêts de cupides humains

Qui se rient du malheur qu'en de telles occasions

Ils infligent à tous ceux qui auront toujours faim ...

Le masque d'un pays lui sert de bouclier

Sans pour autant vraiment protéger la Nation

Qui tremble à la merci d'hypocrites alliés

N'offrant pour amitié que bombes à neutrons ...

La politique aussi de masques est revêtue

Pour mieux se déguiser et dans l'ombre affûter

Le sinistre poignard qui saigne nos vertus

Chimériques valeurs qui gênent ses pensées ...

Les masques sont aussi présents chez les patrons

Injustes et sans pitié pour tous ceux n'osant pas

Jouer la comédie des baisses pantalons

Refusant dignement un répugnant emploi ...

Les masques sont partout attirants et moqueurs

Détruisant peu à peu courage et volonté

Présent multicolore d'une absente valeur

Projets de lendemains lâchement estompés ...

...Nous n'avons qu'un seul cœur nous n'avons qu'un seul Dieu

Mais nous ne savons plus n'offrir qu'un seul visage

Aux yeux d'un monde fou compromis et vicieux

Qui éteint peu à peu l'éclat de son image ...

© Richard NATTER.  (Seyssinet-Pariset 1976)

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* LES ENFANTS DE DEMAIN *

... Ils naissent aujourd'hui avec autour du cou

En guise de bijoux le collier de la mort ;

Ils traînent à leurs pieds comme unique joujou

La chaîne et le boulet qui les clouent sans remords...

Les yeux à peine ouverts les voilà condamnés

À mourir lentement sans le moindre secours

En dépit des élans d'amour et d'amitié

Que nous leur apportons à travers nos discours ...

Pourtant ils ont un cœur et leur sang n'est pas noir

Ils aiment leurs parents comme tous les enfants

Mais ils pleurent tous les jours n'ayant aucun espoir

D'être enfin reconnus et vivre pleinement ...

Parce qu'ils sont de couleur et qu'ils croient en leur Dieu

Ils subissent déjà bien avant de marcher

La loi des inconscients qui par vice ou par jeu

Détruisent peu à peu le mot Fraternité ...

Qu'ils soient dans un désert aride et meurtrier

Parqués dans un ghetto ou vendus comme esclaves

Ils ont au fond du cœur soumis et résignés

L'envie de se hisser au sommet de l'étrave ...

Otages du progrès qui courbez votre échine

Sous le poids d'un fardeau dont vous ne voulez plus

Arrachez de vos cous les colliers en épine

Et reprenez la terre dont vous êtes exclus ...

Martyrs du monde entier qui portez votre croix

Dites-vous que demain vos enfants eux aussi

Subiront les effets de la faim et du froid

Si vous perdez l'espoir de sauver vos pays ...

... Les Enfants de Demain auront au fond du cœur

L'unique volonté d'effacer cette image ;

Unis main dans la main dans un jardin de fleurs

Ils oublieront ainsi ces ignobles carnages ...

© Richard NATTER.  (Grenoble 1985)

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* MAMAN DIS-MOI POURQUOI *

L'enfer pour un enfant au siècle d'aujourd'hui

C'est d'être à chaque instant sans qu'il en ait le choix

Le martyr incompris de parents désunis

L'éternel délaissé celui qu'on n'entend pas ...

Le couple déchiré ne le voit plus frémir ;

Affolé par les cris perdant tous ses appuis

Il ne fait que pleurer ne pouvant plus sourire

Il attend simplement qu'enfin tout soit fini ...

L'orage a éclaté et l'enfant tristement

Arpente les chemins de sa nouvelle vie

Cahoté cà-et-là n'ayant plus pour parents

Que deux êtres inconnus assoiffés de mépris ...

Chacun de son côté essaie de lui faire croire

Qu'il est toujours le même et que rien n'a changé ;

Mais le cœur de l'enfant d'illusions en déboires

Est très vite perdu dans ces aveux truqués ...

Tandis que les parents tirent un trait sans remords

Sur ce qui désormais appartient au passé

L'enfant est au milieu qui redouble d'efforts

Pour ne pas dans l'eau sale finir par se noyer ...

À peine habitué à partager en deux

Son amour et son temps qu'il offre de bon cœur

Le voilà à présent perdu et malheureux

Au milieu d'autres gens qui accentuent sa peur ...

Deux papas deux mamans de nouveaux grands-parents

Il ne sait plus du tout à quel saint se vouer ;

Il aime son papa il aime sa maman

Il voudrait tellement pouvoir les retrouver ...

Il n'a plus désormais dans sa morne prison

Qu'un mutisme profond dans lequel solitaire

Il essaie de trouver les réponses aux questions

Auxquelles nul ne répond par peur de lui déplaire ...

... Maman dis-moi pourquoi j'ai pas de petit frère ?

Maman dis-moi pourquoi tu me tends plus tes bras ?

Maman dis-moi pourquoi la nuit mon cœur se serre ?

Maman dis-moi pourquoi papa il est plus là ?...

© Richard NATTER  (Grenoble 1986)

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* MESSAGERS DE LA PAIX *

... L'honneur et la vertu s'effritent peu à peu

L'humanité aussi malgré les apparences

Réduisant à néant le cœur des malheureux

Qui dans tous les pays s'étouffent en silence ...

Les ruines autour de nous témoignent du déclin

D'un monde fatigué au bord de l'agonie

Balayé par le vent d'un funeste destin

Conduisant tour à tour les hommes à la folie ;

Mais le Dieu tout puissant pour conjurer le sort

Épargne des éclats deux blondes chevelures ;

Rougis par tout le sang s'échappant de leurs corps

Deux enfants se relèvent et soignent leurs blessures ...

À peine terminé en Nobles Chevaliers

Ils partent fièrement ouvrir toutes les cages

Dans lesquelles impuissants se meurent les prisonniers

Qui dans tous les pays sont tenus en otage ;

Parcourant sans répit dix fois notre planète

Se moquant du danger les voilà maintenant

Au devant de tous ceux qui relevant la tête

Oubliant le passé regardent droit devant ...

Peu à peu sur la terre et grâce à deux enfants

Le soleil de la paix par ses rayons magiques

Inonde à l'infini l'immensité des champs

Retrouvant à jamais leur éclat magnifique ;

Les fleurs ont remplacé la poudre des canons

Des obus meurtriers qui détruisaient la vie ;

Dans les vastes prairies on sème le gazon

Effaçant à jamais les guerres que l'on oublie ...

Les armes sont rangées effaçant les querelles

Un parfum d'amitié embaume tous les cœurs

Des chants de nostalgie aux douces ritournelles

En égayant nos vies font oublier les pleurs ;

La Nature à son tour se fait une beauté

Pour fêter dignement ce jour de fiançailles !

Eclatant de verdure et de reflets dorés

Elle fête à sa façon ces Nobles retrouvailles ...

... Messagers de la Paix qui partagez mon vœu

Venez donc avec moi neutraliser les armes !

Allons main dans la main ne soyons pas peureux

L'Égalité demain retrouvera son charme ...

© Richard NATTER. (Marthod 1988)

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* LES YEUX D'UN CŒUR *

... La nuit qui vous entoure d'un éternel obscur

Vous prive des regards portés avec les yeux

Sur l'horizon fuyant d'une verte Nature

Négligée par les sots qui se croient malheureux ...

Dignement sans gémir vous acceptez le sort

Qui vous a isolés dans un profond néant ;

Inhumaine frontière que l'égoïsme ignore

Solitude et chagrin dans ce désert brûlant ...

Pour vous pas de soleil encore moins de ciel bleu !

Les couleurs de la vie brillant de mille éclats

Jamais ne parviendront à égayer vos yeux

Enfermés dans le noir qui ralentit vos pas ...

Vous refusez pourtant de blâmer le destin

Que vous n'accablez pas malgré votre fardeau ;

Les pièges sont nombreux sur ce morne chemin

Étalant sous vos pieds son sinueux manteau ...

Mais votre volonté vous permet de sourire

Et de vous affirmer en dépit des tourments ;

La vie devient chanson qu'un Ange sur sa lyre

Fredonne dans vos cœurs qui s'ouvrent pleinement ...

Ce jardin merveilleux qu'au monde vous offrez

Exemple de douceur et de bonté sans fin

Devrait permettre aux gens voulant encore aimer

De se mettre à genoux et vous tendre la main ...

Vous ne pouvez pas voir la couleur de la peau

L'habit ou la beauté des gens qui vous entourent ;

Des modestes logis aux fabuleux châteaux

Pour vous rien ne diffère partout aux alentours ...

Rien ne vous influence en aucune façon

Quel que soit le degré d'hypocrisie masquée

Peaufinée par les gueux vivant de corruption

Méprisant les valeurs d'honneur et de fierté ...

La voix de l'être humain pareille au chant d'oiseau

Vous permet de juger sans le moindre artifice ;

Lorsque le son est pur dans vos cœurs il fait beau

Et confiants vous tendez vos mains tendres et lisses ...

... Il n'y a pas je crois de plus triste néant

Que celui dans lequel l'égoïsme conduit ;

Il n'y a pas non plus d'avenir éclatant

Pour les cœurs sans valeur qui n'ont jamais fleuri ...

© Richard NATTER.  (Fontaine 1984)

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* PUTAIN POUR UN CAMÉ *

... Ils s'aimaient tendrement souriants et heureux

Amoureux ingénus rêvant au mariage

Négligeant les tourments ils s'en allaient tous deux

Sur les chemins fleuris oubliant leur jeune âge ...

Frêle enfant malgré tout le pauvre fiancé

En n'osant pas dire non fuma la cigarette

Que lui tendait ravi un sinistre camé

Afin de l'inviter à venir faire la fête ...

L'amour ne suffit plus l'envie en lui grandit

Le voilà maintenant englouti dans le vice ;

La pauvre dulcinée en son âme meurtrie

Assistait humiliée aux ignobles supplices ...

Ils n'étaient pas mariés mais elle aimait vraiment

Celui qui désormais loin des belles promesses

N'était plus qu'un paumé capable pour l'argent

De tuer père et mère et sa belle princesse ...

Pour calmer les humeurs du héros déchiré

La Noble demoiselle en putain se transforme

Convaincue de pouvoir enfin récupérer

L'amour et le bonheur avant qu'elle ne s'endorme ...

Elle fournissait ainsi en payant de son corps

L'argent de ce fléau véritable doctrine

Enseignée lâchement par ces ignobles porcs

Heureux de s'enrichir sur ces amas de ruines ...

Mais Dieu ne permet pas à ses brebis perdues

De souffrir plus longtemps qu'il ne supporte pas

L'overdose est fatale il n'y a plus d'issue

Le jeune homme à son tour passe de vie à trépas ..

La pauvrette effondrée en pleurant son amour

Ne pouvant supporter plus longtemps la souffrance

S'abandonne aux amants la nuit comme le jour

Assouvissant ainsi leurs piètres jouissances ...

Elle résiste pourtant aux assauts monstrueux

Des camés acharnés se passant les seringues

Exposant au sida de leurs sexes vicieux

Le corps de la fillette atrophié par ces dingues ...

La drogue a foudroyé celui qu'elle adorait

Aujourd'hui lâchement le sida la condamne

Terrassant de douleur cet Ange si parfait

Qui déplore en mourant la drogue et ses arcanes ...

... Putain pour un camé elle s'éteint à son tour

Après avoir lutté usant toutes ses forces

Pour sauver un enfant des griffes des vautours

Sacrifiant sa vertu dans des moments atroces ...

© Richard NATTER.  (Albertville 1989)

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* ROUMANIE MON AMOUR *

...Au prix du sang versé par tes pauvres enfants

Dans ce combat hideux qui dans les rues fait rage

Tu traverses isolée de biens sombres instants

Pour scier les barreaux de ta sinistre cage ...

Vingt cinq ans acculée dans les nuits de ta peur

Imposées par un fou émule de Staline

Qui sans foi ni pitié méprisant ton honneur

Jouissait de son rang avec sa concubine ...

Nicolas Hélèna tyrans sauvages et sourds

Se gavaient lâchement de confort et d'incestes

Parés sans en rougir de leurs plus beaux atours

Apathiques sorciers que le peuple déteste ...

Pendant plus de vingt ans étouffés et meurtris

Tes enfants humiliés sur leurs frêles épaules

Ont supporté le poids de ce monstre bouffi

Ravi de les boucler dans une ignoble geôle ...

Dans l'ombre cependant se moquant du danger

Le peuple préparait l'historique révolte ;

L'honneur au fond du cœur tes Nobles Chevaliers

Rêvaient d'anéantir ce duo désinvolte ...

En ce quinze décembre ils passent à l'action ;

Le despote affolé redoutant la sentence

Essaie vers l'étranger de trouver le pardon

Arrogant isolé rampant vers l'espérance ...

Dix jours d'âpres combats jonchant les rues de morts

Dix jours pour effacer vingt ans de léthargie

Dix jours pour triompher et conjurer le sort

Dix jours pour découvrir la Liberté chérie ...

En ce jour de Noël bien plus que de bonheur

Sur des millions de joues se répandent les larmes ;

Ceausescu n'est plus mais qui est le vainqueur ?

Sauras-tu Liberté les combler de ton charme ?

...Roumanie mon Amour que ta révolution

Apporte au monde entier au seuil de l'an deux mille

L'envie de ne plus voir les armes et les canons

Ruiner les survivants n'ayant plus de famille ...

© Richard NATTER.  (Albertville Décembre 1989)

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* Ô FRANCE MON AMIE *

Des milliers de chômeurs recherchent du boulot

Des hommes meurent de faim et les autres en ont trop.

Ces deux extrémités font la France aujourd'hui ;

Pas de juste milieu c'est sa démocratie

Qui massacre la vie et détruit l'unité.

Sur ce bateau géant dépourvu de pitié

Solitude et oubli amères privations

Sont le lot quotidien d'une injuste rançon

Pour l'ouvrier moyen qui ne fait qu'espérer

Qu'enfin vienne le jour d'une pure équité.

Qu'il soit jeune ou âgé l'honneur doit à son tour

Malgré lui et contraint se jeter dans le cours

De ce fleuve grondant aux méandres forcés

Choisis et façonnés afin de l'abriter

De la colère des porcs qui effraient tes enfants.

Si le plus fort tient bon en dépit du courant

Le plus petit hélas ne pouvant plus nager

S'échoue sur le rivage où tu viens l'achever ;

En l'écoutant gémir pleurant de désespoir

Pourrais-tu seulement lui pardonner sa gloire ?

C'est ainsi qu'ils s'en vont par milliers chaque année ;

Des millions d'orphelins te supplient d'écouter

Ce poignant cri du cœur qu'ils chantent à l'unisson ;

En espérant vraiment que leur saine chanson

Te plantera au cœur de nobles sentiments ;

Je crois vraiment en toi car je sais que longtemps

Avant de t'enfoncer dans ce mutisme idiot

Tu nous as soutenus et portés vraiment haut ;

Alors pourquoi tout çà et pourquoi tous ces morts

Quand il serait si bon de vivre sans remords.

Dans les mains de ces chiens qui se moquent de toi

Te voilà devenue au fil de tes contrats

La reine des putains et tes pauvres enfants

Honteux et bafoués te regardent en pleurant.

© Richard NATTER.  (Seyssinet-Pariset 1976)

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* BONJOUR CONSCIENCE *

On subit aujourd'hui sans vouloir l'avouer

Les effets meurtriers de l'égoïsme humain

Mais on se garde bien par peur ou lâcheté

D'accuser sans pudeur ces ignobles crétins.

De quel droit ces gens là parce qu'ils sont présidents

Évêques ou sénateurs disposent de nos vies ?

De quel droit sommes-nous privés de sentiments

Quel est notre destin entre leurs mains salies.

Pourquoi la politique divise pour régner ?

Pourquoi la religion impose ses blasons ?

Pourquoi le capital appauvrit l'ouvrier ?

Pourquoi Dame Nature s'échoue à l'abandon ?

Chaque être est malheureux mais n'ose le clamer

Et des spéculateurs avides d'émotions

Sont là pour profiter de ces instants rêvés

Afin d'endoctriner les derniers cœurs de Lions.

Après les colonies ce fut la débandade !

Les années ont passé le fossé s'est creusé ;

Les conquérants ingrats oubliant la panade

Jouissent aujourd'hui de leur notoriété.

Compagnons de misère unissons nos efforts

Combattons sans pitié jusqu'à perdre la vie

L'injustice imposée par ces ignobles porcs

Qui étouffent nos cœurs dans un vent de folie.

Prouvons leur fermement que nous pouvons sans eux

Défendre les couleurs de notre Mère Nation ;

Qui devient un jouet dans les mains de ces gueux

Détruisant peu à peu l'éclat de son blason.

Refusons de subir plus longtemps ce mépris

Clamons au monde entier notre envie de lutter

Unis main dans la main nettoyons le pays

De tous les prédateurs voulant le dévorer.

Fini la dictature et la résignation

Les pleurs de tous les jours triste aveu d'impuissance ;

Brandissons fièrement l'étendard de l'union

Réagissons enfin pour que vive la France.

© Richard NATTER.  (Grenoble 1987)

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* MON BIEN CHER PRÉSIDENT *

Poème écrit en 1988, juste avant la seconde élection de Mitterrand

...Entre deux élections mon bien cher président

Imbu de votre rang vous bafouez nos vies

Préférant savourer ce qui est évident

Le confort du palais qui vous faisait envie ...

Quoi de plus naturel en vue des élections

Que de savoir mentir pour gagner des suffrages ?

Adulant la Patrie et les compromissions

Hypocrite orateur qui nous mettez en cage ...

Quel avenir serein pour notre beau pays

Qui sera selon vous après cette pagaille

Ce havre de bonheur et ce doux paradis

Loin du feu traversé sur les champs de bataille ...

Il faut confirmez-vous enterrer le passé

Regarder droit devant refusant l'aventure !

En oubliant pourtant de bien nous préciser

Qu'il faudra pour cela serrer notre ceinture ...

Saint homme que voilà dénonçant les combines

En venant dans la rue défendre ses valeurs !

Offrant avec amour les roses sans épine

Et clamer haut et fort qu'il sera le meilleur ...

Bercé par ces propos d'un éclat merveilleux

Le peuple oublie alors grisé par les promesses

Qu'hier au monde entier vous montriez joyeux

Sous l'autre septennat l'éclat de vos faiblesses ...

Mon bien cher président soyez donc assuré

De mon désir ardent de voir votre auréole

Servir plus que briser la France bafouée

Par les saints corrompus qui nous servent d'idoles ...

...Nous voilà aujourd'hui pour sept années encore

Victimes des promesses et des vœux erronés

Condamnés à payer sans que nul ne l'ignore

La sévère addition de la médiocrité ...

© Richard NATTER.  ( Albertville 1988 )

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* MESSIEURS QUI ÊTES GRANDS  *

Messieurs qui êtes grands pourquoi bâtissez-vous

Partout sur nos chemins ces horribles murailles ?

Messieurs qui êtes grands pourquoi mutilez-vous

Ces corps abandonnés que l'angoisse tiraille ?

Cette fuite en avant détruisant les valeurs

Entraîne dans ses flots les ultimes richesses

Qu'hier Dame Patrie préservait dans son cœur

L'offrant à ses enfants avec tant de noblesse.

Mais où êtes-vous donc ancêtres adorés ?

Vieillards presque oubliés éminents philosophes !

Pourquoi au fil du temps les gens ont négligé

De vous combler d'honneur et non plus d'apostrophes ?

Nous voyons s'en aller de vos cœurs délaissés

Cette envie de donner les leçons de courage ;

Pour lequel aujourd'hui nous pouvons regretter

De n'avoir jamais su déguster l'héritage.

L'humanité déchue de ses droits les plus sages

Au profit moins glorieux d'ignobles intérêts

Enfermant les vertus dans le froid de leur cage

En attendant qu'elles soient calcinées dans les têts.

Rien ne sert d'être beau ni même intelligent

Pour vaincre les sommets d'une gloire éphémère ;

Il suffit d'oublier cet honneur indécent

Qui n'est plus aujourd'hui qu'une vaine chimère.

L'argent a remplacé peu à peu la grandeur ;

La corruption aidant à peaufiner le vice !

Pour gagner notre pain fini le dur labeur

Il suffit d'exposer la rondeur de nos cuisses.

Voilà donc l'avenir de notre beau pays !

Entre les mains salies de prédateurs infâmes

Qui souhaitent avant tout passer toutes les nuits

Dans les bras de paumés dépouillés de leurs âmes.

Messieurs qui êtes Grands quand donc offrirez-vous

À ceux qui rêvent encore de la paix sur la terre

L'honneur d'être entendus sans passer pour des fous ?

Messieurs qui êtes grands arrêtez vos manières.

© Richard NATTER. (Albertville 1989)

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* PITIÉ POUR LES ENFANTS *

Vous qui avez un cœur et regardez mourir

Ces gamins innocents que la violence ignore

Vous qui rêvez d'amour ne laissez pas s'enfuir

De vos cœurs déchirés l'espoir qui vous honore.

L'embryon protégé par un écrin de sang

Bien loin d'être à l'abri de toutes les misères

Est déjà exposé aux dangers repoussants

Qui germent sans remords dans le corps de sa mère.

Le voilà parmi nous adorable et serein

Ignorant que la mort en ces instants le guette ;

Il sourit malgré tout innocent chérubin

Comblant de volupté le cœur de la pauvrette.

Pitié pour les Enfants qui n'ont rien demandé

Qu'à venir parmi nous pour grandir dans la joie ;

Pitié pour les Enfants qu'on n'ose plus aimer

Ne sachant plus du tout retrouver notre voie.

Ils sont notre avenir ils sont notre destin

Ces enfants malheureux que la vie écartèle ;

La passion dans le cœur qu'ils offrent comme écrin

Dans l'espoir de trouver l'honneur qui étincelle.

Ne les repoussons plus ne les écrasons pas

Laissons leur exprimer l'amour et la sagesse

Innocents messagers qui demain ici-bas

Gagneront dans la foi l'aura de la Noblesse.

Pitié pour les Enfants de tous les horizons

Qu'ils soient noirs ou Indiens ou avec le teint pâle ;

Pitié pour les Enfants que l'on met en prison

Parce qu'ils fuient les horreurs dont les fous se régalent.

Partout sur la planète inondée par le sang

Ils sont les héritiers d'un bien triste message ;

Témoins terrorisés du caprice des grands

Qui tuent pour le plaisir se moquant du carnage.

Ils ont froid ils ont faim et ils n'ont d'autres droits

Que celui de subir dans le froid de leur cage

Le mépris des goujats qui imposent leur loi

Pour être les plus forts et vivre sans partage.

Pitié pour les Enfants qui traînent dans les rues

N'ayant plus de parents pour calmer leur souffrance ;

Pitié pour les Enfants qu'on ne supporte plus

Quand notre lâcheté entraîne les carences.

PITIÉ POUR LES ENFANTS et qu'enfin les chansons

Qu'ils fredonnent en secret en essuyant leurs larmes

Nous fassent enfin rougir et vibrer de passions

En les couvrant d'amour envoûtés par leur charme.

© Richard NATTER. (Genève23/06/1992)

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* PAPA C'EST QUOI LA GUERRE *

Émeute et guerre civile ou bien révolution

Les éclats meurtriersrecouvrent la planète ;

On déplore hypocrites en comptant par millions

Les morts qui de partout ne sont plus que des miettes.

- Papa C'est Quoi La Guerre et pourquoi tous ces pleurs ?

- Les hommes ont oublié tout simplement la vie

En traversant trop vite éludant les valeurs

Les siècles sans éclats gonflés d'hypocrisie.

Des guerres de religion et croisés déchaînés

Aux différents royaumes eux aussi utopiques

Jusqu'à nos républiques adulant pour narguer

Le mensonge et la haine et leurs voix hystériques.

Le pouvoir avant tout puis l'envie de régner

En détruisant l'honneur transforment une personne

En robot meurtrier voulant tout maîtriser

Pour écraser le monde empêchant qu'il raisonne.

- Papa C'est Quoi La Guerre et pourquoi tous ces morts ?

- Après avoir dupé les gens et leur confiance

Les robots assoiffés odieux conquistadores

Ont cultivé partout d'ignobles manigances.

Pas assez d'un pays pour se mettre en valeur

Et posséder enfin une immense richesse !

Imposant la violence oubliant les horreurs

Ils gagnent du terrain, dépourvus de tristesse.

Sans la moindre pitié ils pourfendent chez eux

Les pauvres étrangers chassés de leur Patrie

En les traitant narquois d'esclaves et de gueux

Pour se remplir les poches et calmer leurs envies.

- Papa C'est Quoi La guerre et que font tous les gens ?

- Ils regardent impuissants ces ignobles conquêtes

Affaiblir un peu plus les cœurs les plus vaillants

Permettant aux robots de boire et faire la fête.

Les gens sont aujourd'hui perdus dans le brouillard

Et ils ne savent plus en qui avoir confiance !

Car dans tous les pays se partageant les parts

Les robots associés jouissent à outrance.

Heureux de dominer diffusant leur venin

Ils voudront toujours plus utilisant la guerre

Pour gagner chaque jour un peu plus de terrain

Réduisant l'être humain à l'état de poussière.

- Papa c’est con la guerre... et c'est quoi l'avenir ?

- Un rêve inaccessible en ces heures de détresse

Où les robots gavés étouffent les soupirs

De ces corps mutilés par leurs folles ivresses.

© Richard NATTER.   (Genève : 24/06/1992)

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* LAISSONS PARLER NOS VIEUX *

Les larmes au fond des yeux ils sont abandonnés

Isolés dans ce monde aigris etsans lumière

Dépourvus d'horizon se sentant rejetés

Nostalgiques et blessés pleurant sur nos chimères.

Laissons parler nos Vieux ils ont tant de richesses

À nous communiquer en nous donnant leur cœur ;

Laissons parler nos Vieux délaissons nos faiblesses

Laissons les nous conter la vertu des valeurs.

Après avoir vécu en toute humilité

En donnant leur santé travaillant sans relâche

Soucieux de l'avenir et sans jamais compter

Ils nous ont élevés s'épuisant à la tâche.

Les guerres et la misère vécues au quotidien

Subissant humiliés la honte et la souffrance

C'est le lot d'un passé c'est le prix du destin

Qui brisaient sans pudeur leurs vaines espérances.

Laissons parler nos Vieux qui beaucoup mieux que nous

Parleront des erreurs qu'ils ont ainsi commises ;

Laissons parler nos Vieux sans crainte ni courroux

Laissons les nous guider vers la terre promise.

Pourquoi les repousser avec un tel mépris ?

Pourquoi les négliger et crucifier leurs âmes ?

Pourquoi les isoler pensant que c'est fini ?

Pourquoi répondez-moi éteignons-nous leur flamme ?

Ils payent aujourd'hui le prix de nos délires

Fantasmes ou folies et tant d'autres prémices !

Les ayant enfermés avec leurs souvenirs

Nous les privons d'amour imposant nos caprices.

Laissons parler nos Vieux qui le cœur sur la main

Voudraient modestement parler de leur culture !

Laissons parler nos Vieux d'hier et de demain

Laissons les nous combler de millions d'aventures.

Nous n'avons plus le temps d'éduquer nos enfants

Qui du soir au matin s'étiolent en silence ;

Si nous laissions nos vieux leur parler doucement

Très vite ils apprendraient avec intelligence.

Nos petits vieux chéris se délectant de joie

En transmettant ravis à tous nos chérubins

Les secrets de la vie en leur traçant la voie

Que nous avons quittée en jouant aux pantins.

Laissons parler nos Vieux prenons les dans nos bras

En leur disant merci simplement sans manière ;

Laissons parler nos Vieux admirons leur éclat

À genoux devant eux accordons nos prières.

© Richard NATTER.  (Genève : 26/06/1992)

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* PLUS BELLE À QUARANTE ANS *

Voilà presque cinq ans mon coeur de troubadour

En venant près de toi s'installer pour toujours

Noyé dans l'océan de ta beauté si pure

Oublia aussitôt les cruelles blessures.

Dans tes bras mon amour oubliant le déclin

J'ai retrouvé enfin cette Muse évincée ;

Occultant le passé ne pensant qu'à demain

La douceur dans mes vers avec toi s'est forgée.

De ton premier regard à cet anniversaire

Où l'on fête aujourd'hui les plus beaux quarante ans

Que d'amours et de feux éclatants de lumière

Sont venus redonner à mon corps son allant.

Depuis le premier jour sans jamais me lasser

Promenant mon regard sur ton corps de Déesse

Enivré par ton charme enjôleur et feutré

J'ai vécu dans un rêve adulant cette ivresse.

Ce jardin de tendresse où tu m'as accueilli

Univers de douceur merveilleux paradis

Ne serait qu'un terrain rocailleux et sans âme

Sans le soleil ardent émanant de ta flamme.

Jamais je n'ai connu durant tout ces cinq ans

Le ciel gris et lugubre encore moins les orages ;

Chaque jour de ma vie a été un diamant

Brillant de mille éclats qu'avec toi je partage.

Le jour je te contemple et la nuit grâce à Dieu

Allongé près de toi en secret je t'admire ;

Ni les ans sans pitié ni les gens disgracieux

N'ont terni ta beauté ni usé ton sourire.

Plus Belle à Quarante Ans plus belle jour après jour

Le temps n'aura jamais sur toi la moindre emprise ;

Plus Belle à Quarante Ans plus belle en ton amour

Avec toi chaque instant est un cadeau surprise.

© Richard NATTER Genève le : 04/06/1994

À ma tendre Bibiche adorée avec tous mes voeux de bonheur pour ton

QUARANTIÈME ANNIVERSAIRE.

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* DANS LE NID DE TES BRAS *

L'année quatre vingt dix m'offrit avec éclat

Le bonheur infini de l'amour qui scintille

Apportant sans tricher cette force indicible

À mon cœur qui depuis ne bat plus que pour toi.

Dans le nid de tes bras je me suis réfugié

Pour y trouver la paix découvrant l'harmonie ;

Dans le nid de tes bras je suis venu chercher

Tel un enfant perdu les plaisirs de la vie.

Dans le nid de tes bras tu m'as appris l'amour

Fredonnant en douceur de tendres ritournelles ;

Dans le nid de tes bras mon cœur de troubadour

S'est assagi soudain en vibrant pour sa belle.

Dans le nid de tes bras j'ai oublié la peur

Retrouvant peu à peu la force et la confiance ;

Dans le nid de tes bras en fuyant les horreurs

J'efface de mon corps le goût de la violence.

Dans le nid de tes bras berceau de ta candeur

Je me laisse enivrer par tes si doux murmures ;

Dans le nid de tes bras ingénus protecteurs

Je dépose à tes pieds humblement mon armure.

Dans le nid de tes bras mes yeux émerveillés

Sont sans cesse éblouis par l'éclat de ton charme ;

Dans le nid de tes bras vénérant ta beauté

Je rends grâce à la vie éludant les sarcasmes.

Dans le nid de tes bras l'horizon nébuleux

Devient un paradis aux mille et un mirages :

Dans le nid de tes bras poète et amoureux

Je découvre ébahi le futur sans nuages.

Dans le nid de tes bras univers de repos

Je peux fermer les yeux et m'endormir tranquille ;

Dans le nid de tes bras tout est pur tout est beau

L'écrin de ton amour protège notre idylle.

Dans le nid de tes bras mon bel Ange aux yeux verts

Je bénis Le Seigneur en clamant ses louanges ;

Dans le nid de tes bras loin des feux de l'enfer

L'harmonie et la paix m'apportent enfin le change.

© Richard NATTER  (Genève 12 Juillet 1998)

À ma divine épouse, grâce à qui depuis 1990, chaque jour est une fête. C’est ce jour là, pour mes 49 ans, que j’ai souhaité publier un second recueil, avec 49 autres « Bébés » !

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* SEIZE ANNÉES DE BONHEUR *

À quarante et un an ne croyant plus en rien

Descendant de ces monts où plus rien ne culmine ;

Hanté par les regrets errant comme un vaurien

Je glissais lentement vers le fond de l’abîme.

L’agonie et la peur m’enfermaient peu à peu

Dans le néant obscur d’une vie dépouillée ;

Partout autour de moi tout devenait visqueux

Glissant entre mes mains tout aussi résignées.

Dieu alors m’a sauvé me sortant du déclin

En offrant à mon cœur des millions d’étincelles ;

Ma Princesse était là éclairant mon chemin

Redonnant à ma vie une aura éternelle.

Était-ce une illusion un rêve ou un cadeau ?

J’ai eu beaucoup de mal à surmonter mes craintes ;

Noyé dans mon passé prisonnier du ghetto

J’avançais lentement vers ses bras sans contrainte.

Après quelques longs mois de doute et de questions

Je me laissais bercer par ces tendres murmures ;

Dans les regards perçant que lançait Cupidon

Découvrant le bonheur je quittais mon armure.

Patience et dévotion tendresse et volupté

M’entourant de douceur me comblant de prémices

L’Amour de ma Bibiche a permis d’évincer

Les funestes pensées autant que les supplice.

Depuis à tes côtés la vie n’est plus un leurre

Et la nuit amplifie à souhait mon désir ;

La page étant tournée tous les jours à chaque heure

Avec toi mon Amour je languis l’avenir.

Seize années de bonheur enroulé dans tes bras

Seize années de douceur et de frissons complices

Seize années de bonheur en dépit des tracas

Seize années près de toi, seize ans de vrai délice.

© Richard Natter  La Chaux-de-Fonds le 1er Septembre 2006

À ma Bibiche adorée, à l’occasion de nos 16 ans de mariage.

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18 poèmes sur les 87 du recueil

© Copyright Richard Natter

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ISBN 978-2-9700809-0-9

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