CENTRE ÉNERGIE 2000

            C'était en 1992, à Genève juste avant Noël. Avec mon épouse, nous avions ouvert un mini centre de remise en forme : Centre Énergie 2000. Fraîchement diplômé de l'École Cellsan, j'assurais les massages tandis que Bibiche assumait avec brio la gestion et l'entretien. Persuadés de nos bons droits, nous avions une volonté forte et voulions nous en sortir. Car le Centre devenait notre unique moyen de ressources. Jamais il ne nous était venu à l'esprit de mettre en doute la parole du locataire précédent, qui nous avait montré des documents comptables mirifiques. En oubliant cependant, et pour cause, de préciser que l'ancien établissement avait été fermé sur décision de justice ; et ce depuis plus de quatre ans !

            Les deux premières photos attestent si besoin est, de l'état lamentable des locaux, tels qu'ils nous étaient loués. Du mobilier à la décoration, rien n'était digne d'un centre de remise en forme :

 

             Pas question de baisser les bras. Il fallait coûte que coûte embellir le local afin d'accueillir une nouvelle clientèle ; puisque celle promise, dont la réputation était douteuse, brillait par son absence. Investissant la totalité du deuxième pilier de Bibiche et nos maigres économies, en quelques semaines le Centre avait plutôt fière allure :

   

  

             Peu avant Pâques 1993, nous étions prêts. Je recevais mes premiers patients et aussitôt, le courage revenait en même temps que le moral nous propulsait vers l'avenir. Pendant ce temps, Bibiche dépensait toute son énergie à l'entretien des locaux, l'accueil des clients et la gestion du Centre. Les commerçants du quartier devenaient de bons amis, autant que des clients épisodiques :

   

   

             Les clients et les patients ne se bousculaient pas ! Nous restions sereins certes, mais quelque peu dubitatifs quant à la réussite de notre petite entreprise. Soucieux du moindre détail, le confort de nos clients primait sur tout. Vestiaires, appareils de musculation ou de détente comme la navette de relaxation, notre unique préoccupation était l'hygiène et le bien-être :

   

            Nous disposions d'un matériel quasi hors d'usage ! Les solariums faisaient rôtir les clients, le sauna fonctionnait sur une seule phase et les moteurs du jacuzzi étaient branchés à l'envers ! Durant plus de trois mois, les clients les plus téméraires revenaient deux fois, avant de déclarer forfait. Dire que la régie qui nous sous-louait les locaux, nous avait affirmé que tout était comme neuf ! Il aura fallu négocier, menacer et se battre, pour qu'enfin les appareils soient réparés. Heureusement, bien avant que tout rentre dans l'ordre, nous avions amélioré le confort des clients, surtout au sauna, en y installant un frigo avec eau minérale à volonté :

     

            Vers la fin 1993, la clientèle devenait conséquente. Nous étions ouverts toute la semaine, y compris les jours fériés. J'effectuais déjà plus de six massages par jour. Les langues se déliaient peu à peu et subjugués, nous avons appris que les anciens locataires étaient poursuivis par les mœurs ! On comprenait mieux les bilans comptables qui nous avaient été présentés ! Les " Massages érotiques " faisaient la réputation de l'ancien centre, ce qui écarta durant près d'un an, les clients qui se respectaient. Mais grâce à notre pugnacité et notre dignité, refusant avec force les demandes douteuses, la nouvelle clientèle devenait fidèle. C'est la raison pour laquelle, pour Noël 93, nous organisions une petite fête :

   

            Durant plus de trois ans, nous ne regardions pas à la dépense en matière de travail. Ouverts sept jours sur sept, nous n'avons pris aucun jour de congé durant cette période. Presque douze heures par jour, assurant en moyenne dix massages quotidiens, nos amis les plus proches nous demandaient de lever le pied. Mais comment faire pour honorer les charges, qui, entre le Centre et l'appartement, s'élevaient à plus de huit mille francs (Suisses) par mois ? Bibiche elle aussi n'avait pas une minute à elle. Du matin au soir elle lavait, astiquait et désinfectait les sols et le matériel. Pour preuve, il lui fallait deux litres d'un puissant désinfectant par semaine ! Au point que jamais un seul cas de mycose ou autre maladie de peau, n'a été relevé. Les clients disaient avec gentillesse, qu'ils auraient pu manger par terre. Elle ne s'accordait que quelques minutes de repos, confortablement installée dans l'un des fauteuils :

 

            À l'impossible nul n'est tenu et ce dicton s'est avéré authentique pour nous. En effet, épuisé, j'avais de plus en plus de mal à lutter contre la fatigue. Au point que Bibiche, durant l'été 1995, décida de passer son diplôme en drainage lymphatique. Elle n'était pas plus en forme que moi mais par amour, elle voulait absolument me soulager dans mon travail. En prenant une partie de mes patients, nous pensions vraiment pouvoir surmonter cette phase très délicate liée au surmenage. Hélas, trois fois hélas, c'était sans compter sur l'égoïsme des personnes ! Car au mois de Novembre, au moment où Bibiche obtenait son diplôme, je m'effondrais, victime d'un début d'anévrisme. Mes patients allaient-ils accepter les séances de drainage au lieu des massages, ce qui nous aurait permis de tenir sur le plan financier. Eh bien non ! Moralité, comme je l'explique dans mon Autobiographie " Découverte du Don ", juste avant Noël 95, la décision de fermer le Centre devenait inéluctable. Durant de longues heures, main dans la main, nous promenions nos peines et notre chagrin dans ces locaux, qui semblaient nous tourner le dos. Notre " Gros Bébé " avait vécu !

            Début 96, ayant récupéré physiquement, grâce à un de mes patients je tournais la page. Centre Énergie 2000 était mort ? Place à DYNAVIE, qui prenait naissance au printemps, dans un studio situé en Vieille Ville de Genève. Avec Bibiche nous étions surpris de constater que mes patients, pour près de la moitié d'entre eux, acceptaient de venir me voir. Bibiche avait retrouvé un emploi de secrétaire et une nouvelle vie s'ouvrait devant nous :

             À midi, elle venait me rejoindre et nous déjeunions dans notre petit coin cuisine. Les patients disposaient de la salle de bains pour se changer et le studio était très spacieux :

            Bien installé sur mon nouveau bureau, entre deux séances, je donnais naissance à notre site. Le 14 Janvier 1998, Dynavie était sur le Web ! Page après page, dossier après dossier, au fil des jours le profil de Dynavie se peaufinait. Au début, je ne désirais mettre en ligne que mes romans et mes poèmes. C'est Bibiche qui, avec son petit minois attendrissant, me susurra à l'oreille de parler de mon activité. Si j'avais sû !!! Jusqu'en 1999, je passais de longues heures devant mon PC à structurer les PAGES PROFESSIONNELLES. Non content d'y consacrer tout mon temps libre en semaine, je venais avec Bibiche le samedi et le dimanche. Pendant qu'elle faisait le ménage, et préparait la popote, je scanais les photos, je puisais dans mes livres de cours tous les renseignements qui peu à peu, embellissaient notre site :

            Malheureusement, pour des raisons financières, ne pouvant pas accepter l'augmentation du loyer que le propriétaire envisageait, il m'a fallu de nouveau déménager. Cette fois, c'est dans notre petit nid de l'époque, toujours à Genève, que je poursuivais mes séances. Seuls quelques patients accèptèrent de venir à la maison pour être massés. Nous perdions de l'argent certes, mais avec les charges en moins l'équilibre était respecté. Heureusement que le salaire de Bibiche était là quand même ! Mais le destin m'attendait insidieusement. En effet, le jour de mon anniversaire en 2003, le médecin de garde décidait de me faire hospitaliser. Je n'avais pas tenu compte des signaux qui m'étaient envoyés, préférant poursuivre mon activité en dépit des problèmes respiratoires qui rendaient les massages de plus en plus difficiles. Ce jour là, le diagnostic de l'interne me glaçait le dos. Les clichés de l'IRM étaient sans appel, l'emphysème me clouait sur mon lit.

             Néanmoins, sans pour autant jouer à superman, dès ma sortie de l'hôpital je continuais mes séances. Certes pas au rythme précédent, mais il me fallait garder ce contact. Quelques séances par semaine seulement, pour ne pas perdre la main. C'est en 2005 que tout a basculé, me poussant cette fois à l'arrêt complet. Je déposais le bilan oui, mais grâce au site, DYNAVIE était toujours présent dans notre cœur. Début 2006, après le décès de mes Parents et de mon Beau-Père, nous sommes venus nous installer à la Chaux-de-Fonds, près de la Maman de Bibiche.

             IMPORTANT : Nous tenons à préciser que nous n'avons rien à voir avec les sites parasites, (Assurances, Finance ou autres), qui utilisent sans notre consentement et abusivement le nom de Dynavie. Nous rappelons aux plagieurs que Dynavie est né en Février 1996 et reconnu en tant qu'entreprise indépendante en Suisse.

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