ÊTRE FIGURANT DANS UN FILM

                En 1975, j'ai eu le bonheur de participer au tournage d'un film de Gérard Pirès  : " L'Agression " qui je crois, est devenu plus tard " Sombres Vacances ". Le casting était monumental et pour moi, qui faisais mes premières armes en Super 8, j'avais de quoi rêver ! Pensez un peu : Claude Brasseur, Jean-Louis Trintignant, Charlobois, Catherine Deveuve etc... La séquence du film se déroulait sur l'autoroute de Lyon-Chambéry, en construction à l'époque. Avec d'autres figurants, nous devions simuler une circulation sur cette portion d'autoroute ; rouler avec les phares en plein jour, il y avait de quoi se poser certaines questions ! La vraie question, c'était la Gaumont (productrice du film), qui devait se la poser. En effet, le tournage n'en était qu'à ses débuts et le budget était déjà dépassé !

            Petite anecdote : Lors de la prise de vue d'un plan par Gérard Pirès, la caméra était placée sous la glissière de sécurité. Le but recherché étant de filmer le motard coincé contre ladite glissière. Rémy Julienne, en charge de la cascade, a mis au moins deux heures pour prendre ses repères. Au moment de tourner, la roue de la moto a touché la caméra qui a rebondi entre la glissière et le sol... Non, je ne traduirai pas les mots d'oiseau que Gérard Pirès a si généreusement proférés ! Trois jours de tournage pour une séquence qui en projection, n'a duré que... cinq secondes ! Mais des souvenirs impérissables demeurent et c'est sans aucun doute, ce qui a été à l'origine de ma vocation pour le cinéma ; en toute modestie bien entendu.

            Il m'a fallu attendre plus de quinze ans, pour retrouver cette ambiance divine sur un tournage. Nous habitions Genève avec mon épouse, que j'avais épousée en 1990, et j'ai eu la chance d'être pris lors du casting pour Claude Goretta, en vue du tournage de son film " L'Ombre " ; c'était vers la fin 91, le film ayant été diffusé en 1992. Là encore le casting était génial. À l'affiche du film : Jacques Perrin, Pierre Arditi, Gudrun Landgerbe, Maurice Garrel, Delphine Lanza, Julie Jézéquel, Laurent Sandoz, Vincent Fontannaz. Cette fois, j'avais pris mes précautions et je n'avais pas oublié de me munir de mon appareil photo ! C'est ainsi que plus de 20 ans après, je revois ces images avec un petit pincement au cœur :

Claude Goretta :

Claude Goretta avec la scripte  Claude Goretta avec l'équipe technique  Claude Goretta avec deux actrices.

                                                                          Gudrun Landgerbe       Delphine Lanza           Julie Jézéquel

           

                                                                                 Pierre Arditi                                           Jacques Perrin

     

Vincent Fontannaz entre Pierre et Jacques

  

Petit hommage à Maurice Garrel, décédé en 2011

Les autres figurants

   

 

J'étais très fier (et ému) d'être pris en photo avec les comédiens

   

Production :

Les Productions JMH Lausanne, Bioskop Film München, Odessa Films Paris

            Petite anecdote : Cette séquence à l'intérieur représentait une fête. Lors de la prise d'un plan, Jacques Perrin revenait du balcon et en entrant dans la pièce, nos épaules se sont heurtées. Claude Goretta voulait supprimer cette rencontre quelque peu fortuite, mais finalement nous avons fait deux prises supplémentaires en conservant la bousculade. Lors de la projection, je fus presque déçu car la scène ne durait à peine que deux secondes. Dommage que le film ne soit resté que trois jours en salle à Genève ! ;-((

            Que de souvenirs se bousculent dans ma tête ! Un constat s'impose à moi. En effet, que ce soit avec les acteurs de Gérard Pirès ou ceux avec Claude Goretta, j'ai trouvé qu'ils étaient non seulement accessibles, mais surtout d'une incroyable gentillesse. Pourquoi les médias en général s'efforcent-ils de les rendre inaccessibles ? Quand on a le privilège de partager quelques heures en leur compagnie, les barrières fondent comme neige au soleil. Ils sont souriants, aimables et complices à certains moments. Quand ils ne sont pas taquins comme Claude Brasseur, qui me piquait mes frites ;-)) 1975... 1991... Deux dates que jamais je n'oublierai. Eh oui, le temps passe trop vite mais les images sont indélébiles et laissent dans mon cœur un frisson de nostalgie.

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