Certains visiteurs, qui préfèrent conserver l'anonymat, m'envoient parfois des textes de leur composition, en tout point remarquables. Respectant leur désir de ne pas voir figurer leur nom, j'ai donc décidé de créer cette page, afin de recueillir ponctuellement, des poèmes qui méritent d'être connus. Je précise que dans ce cas, les textes ne sont pas protégés. Je ne pourrai donc pas être tenu pour responsable si demain, un internaute peu scrupuleux, en revendiquait la paternité !

        Je placerai également des textes d'auteurs totalement inconnus, qui, depuis la nuit des temps, enrichissent le patrimoine culturel de la langue Française. Là, je mentionnerai uniquement le prénom de la personne qui me l'aura envoyé. Un lien avec elle, si désiré par l'auteur, vous permettra de lui envoyer un message directement. Étant entendu que dans le cas où ledit poème ou texte appartiendrait à un auteur différent, seule la responsabilité de l'expéditeur serait en cause.

Le premier poème porte le pseudonyme de :

Dédié à son amour de soldat, en poste en Bosnie... Autant d'ailleurs, qu'à ces millions de victimes que la guerre bafoue.

Et l'hiver arrivait avec dans son cortège,

Ténèbres et frimas, angoissante pâleur,

Du soleil qui frémit et que la brume allège

D'un vaporeux nuage exhalant sa froideur.

Tu es parti avec lui, vers des terres inconnues,

Avec la volonté d'apporter ton soutien,

Aux peuples affamés, agonisants et nus,

Face au tyran abject qui pille tous les siens.

L'image qu'ils en ont dans notre belle France,

Parée de doux ruisseaux et de vertes vallées,

Ces fats inconséquents, p.d.g. de l'outrance

Un fait divers, sans plus, un flash à la télé.

Et toi mon tendre amour, courageux et sincère,

Tu as reçu en plein cœur l'horreur de cette guerre,

En arrivant là-bas pour servir ta Patrie,

Sur la terre martyre de l'ex-Yougoslavie.

    Et tu découvres là, au milieu de ces ruines,

Un peuple anéanti, muré dans sa douleur,

Errant désespéré, cerné de champs de mines,

Tendant leurs mains vers toi, espérant un sauveur.

Malgré ton désarroi devant tant de souffrances,

Auxquelles ta jeune vie ne t'a pas préparé,

Tu donnes sans compter ton aide et ta présence,

A ceux qui ont perdu même leur dignité.

Ta mission terminée et de retour en France,

Tu trouveras un havre où poser ton fardeau ;

Ton front sur mon épaule, tu pourras à outrance,

Te libérer enfin de ces pleurs et ces maux.

Je saurai consoler toutes ces déchirures,

Dans mes bras tu pourras épancher ta douleur ;

Tu as aidé ces gens à panser leurs blessures,

Ce peuple aux abois, tu as été des leurs.

Alors dès ton retour, ne garde en ta mémoire,

Que la chaleur humaine que tu as dispensée ;

Oublie tous les tourments, ce n'est pas pour la gloire,

Que pendant quatre mois, tu as autant donné.

Que vois-tu toi qui me soigne ?
Que vois-tu?
Quand tu me regardes que penses-tu?
Une vieille femme grincheuse, un peu folle ?
le regard perdu, qui n'y est plus tout à fait,
Qui bave quand elle mange et ne répond jamais,
Qui quand tu dis d'une voix forte  essayez !
Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais
et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,
Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,
Le bain et les repas pour occuper la longue journée grise,
C'est ça que tu penses ?
C'est ça que tu vois ?
Alors ouvre les yeux...Ce n'est pas moi !
Je vais te dire qui je suis assise là si tranquille !...
Me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux,
Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,
Des frères et des sœurs qui s'aiment entre eux,
Une jeune fille de 16 ans, des ailes aux pieds,
Rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé.
Mariée à 20 ans, mon cœur bondit de joie
Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite,
Nous somme liés l'un à l'autre par des liens qui dureront.
Quarante ans, bientôt il ne sera plus là
Mais mon homme à mes côtés, qui veille sur moi !
Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés,
Me revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé...
Voici les jours noirs :Mon mari meurt...
Je regarde vers le futur en frémissant de peur...
Car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs,
Et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.
Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle...
Qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour folle.
Mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent
Et il y a maintenant une pierre là où jadis j'eus un cœur
Mais dans cette vieille carcasse ; la jeune fille demeure
Dont le vieux cœur se gonfle sans relâche
et je me souviens des joies ; je me souviens des peines...
Et à nouveau je sens ma vie et j'aime
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées
et accepte cette réalité implacable ; que rien ne peut durer...
Alors ouvre les yeux, toi qui me soigne,
Et regarde !
Non la vieille femme grincheuse...
Regarde mieux..tu me verras!

Un certain homme planta une rose et l'arrosa fidèlement, et avant qu'elle ne fleurisse, il l'examina. Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines.

Et il pensa, "Comment est-il possible qu'une fleur si magnifique provienne d'une plante chargée d'autant d'épines pointues ?"

Attristé par cette pensée, il négligea d'arroser la rose, et avant qu'elle ne fut prête à fleurir, elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup. A l'intérieur de chaque âme il y a une rose. Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent parmi les épines de nos erreurs.

Beaucoup d'entre nous se regardent eux-mêmes et voient seulement leurs épines, leurs défauts. Nous désespérons, en pensant peut-être que rien de bon ne peut sortir de nous. Nous négligeons d'arroser le bien qui est en nous, et finalement, il meurt.

Nous ne réalisons jamais notre potentiel. Quelques personnes ne voient pas la rose à l'intérieur d'elles-même; quelqu'un d'autre doit la leur montrer. Un des dons les plus extraordinaires qu'une personne puisse posséder est d'être capable de passer à travers les épines et de trouver la rose à l'intérieur des autres.

C'est la caractéristique de l'amour, de regarder une personne, et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme, et de l'aider à réaliser qu'elle peut dépasser ses erreurs. Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines.

Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante, une centaine de plants comme celui qui lui a été donné. Notre devoir en ce monde est d'aider les autres en leur montrant leurs roses et non leurs épines. Alors seulement nous atteindrons l'amour que nous devrions ressentir pour chacun; alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin.

Traduction : Pierre LASSALLE ~Auteur inconnu~

Ce sont les petites choses de rien du tout,
Les petits gestes d'amitié sans importance,
Les <Laisse donc faire çà>,et les <Entre nous>,
Qui donnent à la vie des moments de plaisance;
Les <Ce n'est rien>, et puis les<C'était pas la peine>,
Les <C'est drôle,n'est-ce pas?>,les clichés rieurs,
Ces gentils saluts qu'aux lèvres le cœur amène.

Malgré tous les hauts faits sans nombre qu'on proclame,
et tous les merveilleux exploits sans précédent>,
Et ces <audaces sans égale> que bien souvent
La presse chez tant de < héros du jour> acclame.
Il existe tant de simples gestes humains,
Tant d'amicales rencontres de tous les jours,
De services rendus <parce que je t'aime,tiens>,
Qui nous agrémentent la vie à cœur de jour.

Alors, je bois à ces milliers de petits riens
Aux <Tout finit par s'arranger,mon vieux> des amis,
Aux < Bonjour > des copains, à ceux qui me sourient
Sans me connaître, quand je file un mauvais brin;
A tous ces riens qui disent <Vois comme je t'aime>,
Aux gestes murmurants < Va, on est avec toi >
Aux < petits coups de mains > qu'on donne et qu'on reçoit,
Aux petits riens du tout qui sont notre vie même.

À chaque nuit que Dieu apporte,
quand je me repose au lit,
une petite prière trotte
sans cesse dans mon esprit.

Dieu...bénis ma mère, mon père
et tous mes enfants aussi.
Bénis mon épouse, leur mère...
Et protège-les aussi.

Mon Dieu, je veux demander
sans vouloir te faire fâcher...
Eh bien, tu sais, mon ordi...
veux-tu le bénir aussi?

Je sais qu'il n'est pas banal
de bénir un bout de métal,
mais laisse-moi t'expliquer...
puisses-tu alors décider.

Tu vois, cette petite boîte
contient plus qu'il n'y paraît...
C'est comme une grande foire
Où mes amis m'attendraient.

Il y en a, c'est certain
auquels j'ai serré la main,
D'autres restent sans visage...
dans mon esprit, une image.

Tous les amis apprécient
tous ces mots que l'on se dit,
et c'est par l'ordinateur
que l'on va où ils demeurent.

Je les connais par la foi
qui te fit connaître,Toi.
Mais une des joies de la vie,
C'est l'amitié qui grandit.

Dieu, à travers tous tes rôles,
prends une minute par jour

pour bénir ce bout de tôle...

qui contient autant d'amour.

Texte transmis par notre amie Paulette du Canada

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